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UN AMI
Un ami
Sans patrie
Sans raison
Hors saison
Un ami
Sans demi
Feu de joie
Coeur de soie
Un ami
Qui te vit
Te console
Se désole
Un ami
Près de qui
La vie peut
De ses feux
Te sombrer
Te combler
Mais jamais
De ce fait
L'ébranler
L'égaler...
Louise
L'AMITIÉ
M'éveiller le matin en sachant que tu m'écouteras, sans me juger.
Me coucher en me rappelant tes douces paroles,
Attendre avec impatience ton coup de téléphone,
Planifier avec empressement une activité avec toi,
Savoir que tu es toujours là,
Me confier en toute confiance à toi, sans craindre
d'être à tout jamais mépriser.
Savoir qu'en tout temps, tu respecteras mon silence
et comprendras mon embarras.
Te savoir issue du même milieu que moi,
Te voir te débattre avec la vie,avec volonté et courage,
T'apercevoir que tous les jours tu te prends en main,
m'incite à continuer mon combat,
tu es mon modèle, mon exemple.
Savoir qu'à tout jamais tu me pardonneras toutes mes
étourderies et mes paroles blessantes passées.
Voilà ce que tu représentes pour moi, L'AMITIÉ
Grisou
leploui@hotmail.com
http://www.multimanai.com/leploui/index.html
Pour un geste, il est sourire
Un mot simple qui se conjugue
A tous vents et temps de l'espoir.
Six petites lettres trop chétives
Quatre consonnes et deux voyelles.
Donner, six lettres en forme de don
Qui s'aiment et se tiennent la main
Même quand il n'y a rien, plus rien
Qu'un peu de tendresse et d'amitié.
Un simple mot, même sans vouloir dire
Un signe de la main ou un regard
Et une vie qui s'annonce petit à petit
Un mot dans une petite voix magique.
Un petit bout de pain à l'enfant nu
En errance dans des rues du Caire,
Et un peu de chaleur au vieillard
Qui s'éteint pour une autre demeure.
Au crépuscule de ma vie,
Alors que tu passes de vie à trépas,
Je n'ai pas eu assez de temps,
Pour te dire combien je t'aime.
Toute ma vie, j'ai couru,
Je suis allé d'emploi en emploi,
J'ai passé ma vie à amasser beaucoup d'argent,
Pour ainsi pouvoir tout te donner,
C'était un peu ma façon personnelle de te dire,
que je t'aimais.
Mais j'avais très peu de temps à consacrer aux loisirs,
Seul,le travail comptait pour moi,
Quand je me retrouvais seul en ta présence,
Je n'avais pas assez de mots pour te dire combien je t'aimais.
Passé du temps à jouer avec mes enfants,
C'était justement une perte de temps.
T'invité au restaurant m'apparaissait bien inutile.
Une balade à la campagne avec toi, était aussi une perte de temps.
Hélas, au fil des ans, la routine s'est installée,
Les enfants ont grandi,
Ils sont devenus des adultes responsables,
Ils ont quitté à leur tour la maison,
Ils ont fait de nous des grands parents.
L'heure de la retraite a sonné depuis longtemps à l'horloge de la vie,
Ta santé est devenue davantage fragile,
Là du temps j'en avais en masse,
Mais trop gêné, j'ai gardé le silence,
Maintenant que tu es à l'agonie,
Tes yeux ont soifs de liberté,
Et les mots me manquent pour te dire combien, je t'aime,
S'il te plaît, ne m'abandonne pas,
Je ne sais même pas comment faire cuire un oeuf,
La vie sans toi, ne vaut même pas la peine que je la continue,
Oui, ma chère amie, ma compagne de tous les jours,
Mon amante, et la mère si dévouée de mes enfants,
Je t'aime.
Pardonne-moi mes silences,
Pardonne-moi ma très grande timidité,
Pardonne-moi ma couardise,
Mais surtout pardonne-moi.
Si j'avais une seule et dernière parole à dire avant de quitter cette terre,
Je dirais aux gens que j'aime, de prendre le temps de dire à leurs proches
qu'ils les aiment. N'attendez plus à la dernière minute pour croire qu'ils sont éternels.
Grisou
leploui@hotmail.com
La buée, page blanche
Sur la vitre de l'hiver,
S'inscrit d'une prière
Que la neige endimanche.
Une prière aux cieux
Au soleil et au vent:
¨Ramenez au ciel bleu
Et au soleil levant
Toutes les plumes blanches
Afin que les vivants
S'éveillent des gisants
Afin qu'une avalanche
De pétales roses et blancs
Couvrent le sol gelé
Neigent en giboulées
Des cieux renaissants.¨
D'hivers en hivers
Divers mais sans vert
Pas sans blanc
Ni sans gris
Ni sans nuit
De mauvais sang.
En faits d'hiver
Qui m'ennuient
Marchant couverts
En pull over
Dans la nuit.
Sans cols ouverts
En pull d'hiver
Et sans bruit
De blanc enfouis
Sous les divers
Hivers d'e-vers.
De poesie
Et d'écrits
Mais sans cri
Mais sans bruit
Que la nuit
Qui s'ennuie
Qui m'ennuie
Fait d'hiver
Sans cols ouverts
Monts enfouis.
Eric Lacroix
Le temps presse,
il file à toute allure.
Je voudrais qu'il cesse,
de vieillir notre armure.
Pourquoi les heures
sont si courtes maintenant?
Il me semble qu'elles meurent
plus vite, que quand j'étais enfant.
J'ai peur à présent,
de voir partir mes parents,
peur de les garder en ma mémoire
sans jamais plus les revoir.
La vie n'est qu'un chemin,
et moi, je la parcours en errance,
à la recherche de quelqu'un
qui puisse me rendre mon enfance.
Le temps passe,
il file à toute allure.
J'y vois déjà sa trace,
sur ma chevelure.
Que restera-t-il de moi, quand je ne serai plus là ?
Des photos, jaunies par le temps
que prendront entre leurs doigts
de tout petits enfants.
Images de bonheur.
Brefs moments de mon existence.
Souvenirs intenses,
sans l'ombre d'un malheur.
Mais aujourd'hui, je n'y pense pas
car tant que tu seras près de moi,
les arbres pourront refleurir,
sans que j'ai peur de vieillir .
- Edith AUGUSTO -
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