Make your own free website on Tripod.com
Trilogie sur le thème du temps

Retour à la page d'accueil
couchersoleil.jpg

stair_to_heaven.jpg

Quelques essais d'écriture, certes un peu ardus
à lire, mais la pensée n'est-elle pas exempte de
signes de ponctuation!

lignesouris.gif

VIS TON TEMPS

Le temps qui nous régit à tout moment et en tout lieu même lorsque
nous décrochons le temps de reprendre notre souffle et d'assurer nos
arrières en limitant nos gestes à un simple battement de paupières et
à une seule pensée qui n'en finit pas moins par gruger nos énergies
et nous diriger non moins inévitablement vers un lendemain qui nous
tirera par la peau du cou histoire de nous amener à faire un pas
devant même si cela devait nous inculquer toutes sortes de peurs que
nous devrons gérer au fil des jours mais aussi des nuits qui non
contentes d'endormir nos phobies nous projettent dans un monde encore peu connu où les images qui s'éternisent le temps d'un battement de coeur et nous laissent transis dans notre corps de chair qui vieillit souvent hors de tout contrôle depuis que l'âge a pris le dessus sur l'âme qui se meurt d'être trop longtemps enfermée dans un esprit trop étroit pour même espérer survivre aux changements qui ne cessent de se manifester comme si demain devait être devancé d'un jour par peur que la terre n'est pas la possibilité de continuer sa légendaire course dans sa non moins indiscutable foulée qui nous amène inéluctablement vers un futur que les espoirs s'approprient et
manipulent à qui mieux mieux pour tenter de contrer les faiblesses de
notre conscience qu'un rien vient troubler au risque de nous
culpabiliser pour les décisions qui furent prises et qui finalement
s'égarèrent dans le chaos d'une tempête dans un verre d'eau qu'aura
créé le temps passé à peser les conséquences de la mise en place
d'une série d'échéanciers qui demanderont d'être au bon endroit au
bon moment et qui ne supporteront pas d'être réduits à des ¨peut-
être¨ ou plus sûrement relégués à des ¨tantôt¨ qui s'évanouiront
aussitôt le moment venu et que nous voyons venir beaucoup plus
facilement que le moment de bouger et de ressortir de nos mémoires
les pourquoi et les comment qui nous ont amenés à vouloir prendre du
recul face à ce qui finit par nous embrouiller de telle sorte que
nous nous sentions étranger même chez soi et si souvent dans nos
propres pensées que la vie prend plaisir à confronter et à structurer
de façon à assurer une continuité dans le déroulement de ses
objectifs et de ses tendances qui ne cessent de balotter au rythme
des conditions que met le moi désireux de se tailler une place
quelque part quoiqu'il arrive et peu importe le temps qu'il lui
faudra pour échapper aux contraintes qu'on ne manquera pas de placer sur notre chemin et qui vont lui permettre de trouver les solutions
tapies au sein de son problème que l'humeur du moment verra ou ne
verra pas après un temps de réflexion qui se voudra sinon nécessaire
du moins accommodant suivant que nous ayons du temps à meubler ou à expédier par rapport à une alternative non voilée mais dont le
potentiel ne laisse aucun doute quant à la qualité du résultat qui
risque tout-de-même de n'être que fragmentaire vue la multitude de
champs d'action qui s'offrent à nous lorsque le temps d'agir nous
étouffe et que la clé du pouvoir n'ouvre plus la porte de
l'efficacité mais celle des loisirs que nous arrivons toujours à
gérer peu importe les disponibilités ou avenues qui se génèreront au
fil des minutes qui se compteront en heures par manque de temps pour
boucler la discussion.

PORTRAIT A BLANC

D'un blanc de neige couvrir la nudité de ton âme que le doute ronge
et que la peur enveloppe comme une seconde peau dont le grain ne
renferme qu'un noir d'encre tant est que les yeux de tes souvenirs se
sont perdus dans le bleu incandescent de l'univers de l'autre que tu
fuis et espères à la fois sans jamais lui offrir plus qu'un sourire
dilué d'amertume.

D'un blanc de nacre maquiller les élans de ton coeur qui se brisent
sans arrêt sur le dur roc de la vie qui pourtant te livre ses secrets
comme un bon vin son ivresse en autant que tu saches te les
approprier sans t'empêtrer dans les effluves dorées de ses promesses
qu'elle répand avec largesse dans l'humeur impénétrable de ton moi
dont tu as refermé les écoutilles après une tempête dans un verre
d'eau.

D'un blanc de bleu nourrir ta vitalité qu'un gris quotidien assombrit
de ses relents de solitude chaque fois que tes espoirs les plus
éclatants se retrouvent coincés entre les quatre murs de la prison
que tu as élevée en refusant d'éclairer ta palette de vie de couleurs
intermédiaires toutes aussi nécessaires que la toile qui les supporte
ne saurait les créer dans la négation de leur pouvoir.

D'un blanc de rose rafraîchir ton humeur chargée d'orages où se
mêlent les émotions et les regrets comme au lendemain d'une orgie où
les corps épuisés cherchent à dormir mais où le désir de se perdre
l'emporte sur l'effort d'émerger de sa douleur que renforce la peur
de s'ouvrir à l'inconnu.

D'un blanc de blanc illuminer ton doux visage que les ans ont
maquillé mais que la vie n'a toujours pas réussi à altérer après
avoir passé ses longs doigts argentés dans ta chevelure et soufflé
sur les pages du calendrier avant même que tu n'aies eu le choix d'en
changer ou d'en apprécier chaque jour dont la valeur n'arrive pas à
t'atteindre tant que la spirale de tes émotions en fausse l'essence.

lignesouris.gif

horloge.gif



VIS A L'INFINI

Rêver d'être associé à une seconde d'éternité qui enveloppe l'esprit
de son regard d'immensité où nul horizon ni frontière ne vient
restreindre son champs de vision qui s'éternise le temps d'un
battement de cil et qui sait capter toute l'essence du continuum
temps de même que l'être se remplit à la source de l'énergie
universelle qui sans cesse se répand et alimente la plus infime d'une
aussi immense étendue silencieuse où la parole n'existe pas dans sa
forme et où le verbe est si vivant qu'il se faufile subtilement dans
la moindre fibre nerveuse en y laissant son message au son si pur et
crystallin qu'il fait vibrer l'atome d'une fréquence sans mouvement
ni heurt et que la pensée anime déjà ton futur si près de ton passé
que le tout se confond en une seule réalité qui n'a pas besoin d'être
vécue parce que continuellement présente depuis que l'âme a compris
qu'il n'est point besoin de se battre ou d'anticiper pour suivre le
rythme de l'univers qui ne se compte pas en individus puisqu'il ne se
compose pas mais est depuis toujours où jamais il n'est question
d'une vie unique mais d'une renaissance de tous les instants si tant
est que le processus n'a pas à être imposé puisque chacun y voit
l'occasion de se rapprocher un peu plus d'une immortalité oubliée qui
fait méditer et se débattre dans un verre d'eau les projets les plus
insensés alors que le temps n'existe pas dans l'espace qui lui est
alloué dans l'infini calendrier des âges qui s'étire depuis que
l'univers a reconnu son existence et placé les pièces de son
échiquier de façon à ce que le jeu de la vie démarre et se joue tant
qu'il y aura des hommes qui voudront se dépasser pour atteindre ne
serait-ce qu'une parcelle de divinité ou d'infinité même si tout ce
branlebas intemporel n'est que le prélude à un inconnu que tous
soupçonnent mais qu'aucun ne saurait reconnaître s'il lui était
confronté car il faut se détacher et s'abandonner tout comme
l'expérimente cent fois le foetus à chaque étape de sa transformation
et au mieux dans le délai qui lui est imparti pour accroître son
savoir et peaufiner sa réalité qui parfois semble plus qu'irréelle
puisque tout n'est qu'illusion dans laquelle chacun nage pour parfois
s'y noyer et se retrouver au point de non retour complètement perdu
dans cette logique incompréhensible d'une naissance-mort qui se solde
inévitablement par une renaissance plus ou moins identifiée du point
de vue de celui qui y meurt ou y naît selon qu'il réalise sa soudaine
condition ou qu'il s'y réveille complètement obnibulé par sa
vulnérabilité qu'il traîne comme un second péché le premier étant
d'avoir accepté de redescendre dans la poussière en sachant bien que
sa mémoire sera totalement effacée et qu'il devra quand même réaliser son contrat de vie en ne tenant rien pour acquis qui puisse le
distraire de son but ultime et combien insaisissable de s'élever dans
la conscience de ce qui a toujours été sans vraiment être puisque le
temps est un poids mort avec lequel il faut conjuguer du début à la
fin de notre cycle.

LE TEMPS AU COMPOSÉ

Lorsque le pourquoi du comment devient plus-que-parfait et que jamais il n'est question d'un passé que le présent récuse et que le futur
renie ne sachant trop sur quelle virgule insister ou sur quel sujet
verbaliser tant que l'imparfait domine son temps d'action et que le
conditionnel conjugue ses espoirs les plus éclatés,

Lorsque le complément des années vécues se résume à être ou ne pas
avoir été et qu'il est toujours fait mention d'une affirmation à demi
voilée sur le combien de temps il est nécessaire à une interrogation
pour obtenir réponse sans qu'il soit utile de faire intervenir la
logique dans toute négation non confirmée,


Lorsque devient évident que l'impératif du moment se limite à
concilier ses peut-être et ses plus que jamais sans tenir compte des
exclamations suscitées par une citation libérée de toute ponctuation
sur les circonstances et aboutissants d'une conclusion apportée avant
un après déjà réalisé,

Lorsque dire ne signifie plus communiquer mais simplement exprimer
des sous-entendus que des ouïe-dire se passeront d'oreilles en
bouches sans en comprendre le sens sous-jacent et que des parallèles
finiront par s'entremêler faute d'avoir un sujet à accorder avec la
pensée première que tous voudront discuter à la troisième personne
même au lendemain d'une nuit qui se voudra un recommencement sur le circonstanciel des vécus qui ont donné naissance à un verbe non
réfléchi mais combien approprié pour mettre un point final à la
discussion,

Il est encore temps de composer avec le présent afin de s'assurer que
dorénavant ne sera plus comme jamais et que quoi qu'il arrive saura
tirer son épingle du jeu des affirmations sans retenu que ne cessent
de nous servir les inconditionnels de la liberté de penser que rien
ne sert de courir si le point d'arrivée n'est en fait que le point de
départ auquel on a ajouté un complément pour le rendre moins
téméraire dans ses propositions et plus conciliant dans le choix de
ses attributs.

femdor.jpg

Vos commentaires sont toujours les bienvenus!