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Mes poèmes 2

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Quelques poèmes de plus...et pourquoi pas!

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ENCOR

Un jour sans toi
Seul au beffroi
Combien de fois
Adieu ma foi
Il fait si froid
Nu sous les toits

Encore un jour
Si long parcours
Chagrin d'amour
Vidé d'humour
Sans un recours
A contre-jour

Une autre nuit
Ce temps qui fuit
Plus d'eau au puit
Parer ne puis
L'espoir s'enfuit
Un mur d'ennui

Demain n'est pas
Jamais sera
D'un tel éclat
Le coeur est las
Du temps aura
Jusqu'au trépas



DUALITÉ

Vous pouvez vous cacher à mes yeux
Mais ne le pourriez point à mon coeur,
Vous pouvez remuer terre et cieux
Et n'en plus connaître de bonheur.

Vous pouvez la tenir dans vos bras,
La faire danser, la cajoler,
Vous pourriez...mais ne le ferez pas
Car votre coeur ne sait plus rêver.

Vous pouvez tenter de vous duper
En laissant la vie vous étourdir,
Vous pouvez traverser la vallée
Sans avoir envie d'y revenir.

Vous pouvez changer votre pensée
Et essayer de taire vos peurs,
Vous pouvez choisir la liberté,
Mais en connaissez-vous la valeur?

Vous pouvez cacher votre douleur,
Et pourriez sans doute y parvenir,
Mais ne le pouvez point à mon coeur,
Ce coeur qui ne pourra vous chérir...



GELURES

Il neige sur ma vie, sous ce toit affaissé
Où l'esprit d'amour, souvent, les bras a baissé,
Emmurant de liberté mon coeur déserté
Qui ne se permet plus ni repos ni fierté.

Il neige sur ma vie, en gros flocons serrés,
Recouvrant les pensées, où mon coeur a erré,
D'un ample linceuil d'oubli et d'obscurité
Les dépouillant de leur aura de vérité.

Il neige sur ma vie; mon âme désarmée
S'attarde encore à calmer mon coeur alarmé
Et si le silence sur moi s'est acharné,
Je n'entends plus que la neige et son pas gêné.



IMPASSIBILITÉ

Le soleil, sur la mer, tout en paillettes d'or,
Se laisse bercer, seul régent d'un ciel tout bleu.
Pas un navire à l'horizon, sauf sur ces fonds,
Ces fonds de mer où gisent, dans le noir limon,
Les maigres restes de vaisseaux au ventre creux
Que les mémoires ont abandonnés à leur sort.
Qu'importe le soleil pour les âmes des morts;
Il ne sera plus jamais leur dieu, ou si peu,
Préférant la lumière à ce visage tout rond,
Désertant leur corps pour une terre sans nom.
En ces lieux de ténèbres, le passé se meurt
Au milieu d'un présent sans futur ni remords.



AU MILIEU DE NUL PART

Mon coeur n'a plus d'issue nulle part
(Pour lui, l'amour est venu trop tard);
Le jour se lève, sans son soleil,
Semblable à hier, en tout point pareil.

Il avait rêvé de verts printemps,
Cultivé sa terre avant son temps,
Mais la graine oublia de germer
Faute de n'avoir pas su s'aimer.

Il avait rêvé de doux rivages
Que le temps changea en doux mirages;
Il s'était peint de si beaux ciels bleus
Malgré les cris de son ventre creux.

Il s'était empreint de grands espoirs,
En avait enduit tous ses couloirs,
De sa vie il n'est plus à la barre
Car à jamais privé de son phare.



UN AMI

Un ami
sans patrie
sans raison
hors saison

Un ami
sans demi
feu de joie
coeur de soie

Un ami
qui te vit
te console
se désole

Un ami
près de qui
la vie peut
de ses feux
te sombrer
te combler
mais jamais
de ce fait
l'ébranler
l'égaler



SILENCE

On voit souvent s'étioler et mourir la flamme,
Crépiter puis s'éteindre la dernière braise
D'un amour que le coeur n'a pas su conserver.

On entend parfois pleurer et gémir son âme
Que rien ne parvient à consoler ni n'apaise
Puisque l'amour, elle n'a plus su préserver.

Le jour où le coeur se ferme et qu'il n'entend plus,
Que dans ses yeux s'est égarée la compassion,
La nuit, sans un mot, se prépare à hiberner.

Laissant tomber le linceul sur l'amour déçu
Et s'envoler les derniers relents de passion,
Le silence parvient enfin à se fermer.



CLAIRS MATINS

Nous nous souviendrons de ces clairs matins
Où le soleil se frayait un chemin
Jusqu'à nos âmes étourdies par l'amour,
Où l'oiseau chantait le lever du jour
La gorge pleine de sons cristallins
Qui fascinaient tant nos coeurs de gamin.

Nous nous souviendrons de ces clairs matins
Où le temps avait arrêté son train
Et permis au silence de parler,
Où nos mémoires se sont défilées
Et les mots, muselé leur faim sans fin
De créer des maux ou de grands chagrins.

Nous nous souviendrons de ces clairs matins
Où la rose reprenait son refrain
Et l'amour, le vert sentier de ton coeur,
Où se tarissait le flot de nos peurs
Tandis que tes doigts enlaçaient ma main
Et que tes lèvres suivaient leur instinct.



SECOND SOUFFLE

Il ne suffit plus d'aimer;
Il est aisé de douter,
De croire, d'imaginer,
De se laisser dérouter.

Le coeur refuse d'y croire,
A sa source ne va plus,
Lui préférant ses mémoires,
Son dieu, sa faim rabattue.

Le coeur, cet enfant buté,
Que rien n'arrive à combler
Tant sa faim est décuplée
Par son impatience innée.

Il ne suffit plus de croire
Quand la faim fait son chemin;
Il ne suffit plus de boire
Pour apaiser son chagrin.

Il faut l'âme ranimer
Pour honorer son serment
Et son souffle rattraper
Pour rendre au coeur son élan.



A MON AMOUR

Que me demandes-tu en retour d'un sourire;
Une étreinte ou un mot d'amour, un doux baiser
Qui, notre complicité, viendrait rappeler?
Que demandes-tu pour retrouver ton sourire?

Que pourrais-je t'offrir que tu n'aies déjà pas,
Toi que mon coeur chérit et veut accompagner
Dans ta quête partagée de réaliser
Ce qui, depuis toujours, a motivé ton pas?

Dis-moi les mots qui pourraient te réconforter,
Toi, mon frère, mon grand ami, mon amour.
Que demandes-tu pour alléger ton parcours,
Pour que ton coeur exhale son parfum d'été?



SI

Et si toi mon frère
tu renies ta terre,
comment moi ta soeur,
sans discours ni heurts,
saurais-je t'aider
à te faire aimer?

Si toi mon ami
tu vis à demi,
revêtant ton coeur
d'un manteau de peur,
si toi mon amour
tu vis de détours
fuyant au lever
un tendre baiser,
c'est que ton coeur mu,
que rien ne va plus.

Si moi mon ami
à demain sourit,
pourquoi toi mon frère
à l'âme si fière
n'oserais-tu pas
m'emboîter le pas?



HUMEUR AUTOMNALE

Sur la longue route bordée
de beaux grands arbres débordés,
l'automne, tel un peintre fou,
dispense ses couleurs partout.
D'une humeur gaie, elle est prodigue
et a ouvert toutes les digues
de son talent innovateur.

Dotée d'un esprit créateur,
elle utilise tout son temps
et ferait même du surtemps
pour ajouter, de sa palette,
plus de soleil à sa toilette
qu'elle exhibera fièrement
et soignera allègrement.

Mais la longue route bordée
de beaux grands arbres débordés
voit son vêtement envahi
d'une mer de feuilles ébahies
qu'un fort vent poursuit et balaie
réduisant ainsi son palais
à un sinistre cimetière.



LA PAGE

Faut-il tourner la page
Quand l'amour est en marge,
Qu'il n'y a plus de mots
Pour exprimer les maux
De cette blanche page
Privée de ton image?

Faut-il tourner la page
Quand l'amour est en cage
Que le coeur s'est poussé
Devant sa vérité,
Devant l'attente sage
Menant à l'héritage?

Faut-il fermer les yeux
Et en faire un voeu pieux,
S'accrocher à l'espoir
Que rien n'est jamais noir,
Que tout est pour le mieux
Tant que se tait l'adieu?

Faut-il fermer les yeux,
Ou les lever aux cieux,
Quand l'amour fait ravage
Et fait mentir l'adage,
Quand les yeux fuient les yeux
Dans un rire audacieux...



SOUVENIR

Au fond d'un tiroir il y a parfois
Un bout de papier camouflé, oublié,
Morceau d'un doux temps endormi, passé,
Un bout de chemin à jamais rêvé.

Au fond d'un tiroir il y a souvent
Un bout de tissu parfumé d'été,
Un nid de caresses éclatées, aimées,
Un rien qui respire et survit, cloîtré.

Au fond d'un tiroir il y a toujours,
Souvent et parfois, du papier corné,
Morceau tant de fois chiffonné, déplié,
Relu, sans jamais déchirer, jeter....



UNE LARME

Une larme roule sur ma joue,
Douce et silencieuse sur ma peau,
Une larme échappée de mon coeur
Qui souffre d'être éloignée du tien.

Une larme roule dans mon cou,
Portée malgré elle par le flot,
Une larme privée du bonheur
D'être cueillie par ton doigt gamin.



ACALMIE

Le vent s'est déchaîné, le soleil s'est terré,
Ne cherchant nullement sa colère s'attirer
Et, s'entourant de son blanc manteau de coton,
Regarde le défilé des feuilles en flocons.

Le vent s'est levé et, mon coeur, a emporté
Tel la feuille morte que l'arbre a rejetée
Et qui se laisse balayer sans retenu,
Ses rêves pulvérisés, sa douleur à nu.

Dans mon coeur, le soleil a fermé ses volets
Laissant au vent le temps de clore son ballet
Et le plaisir de lui tirer sa révérence
Jusqu'à l'annonce de sa prochaine prestance.



J'AI AIMÉ

J'ai aimé
mais mon coeur s'est lassé,
lassé des temps d'espoirs,
lassé du noir sur noir.

J'ai aimé
mais mon coeur est troublé,
troublé par le silence,
troublé des temps d'absence.

J'ai aimé
mais mon coeur s'est blessé,
blessé par les grands vents
son temps de vie grevant.

J'ai aimé
mon coeur s'est détourné
et aspire au repos
du corps et de ses maux.

J'ai aimé
mais l'amour est passé,
passé du coeur au temps,
passé...jusqu'à présent.



LOVE IS

Aimer, de l'amour, le premier frisson,
De l'amitié, la tranquille douceur,
Aimer l'amour pour toutes ses raisons,
Et l'amitié, la chaleur de ses heures.

Aimer, de l'amour, ce tendre abandon,
De l'amitié, tous ses jeux de gamin,
Aimer l'amour pour ce franc compagnon
Et l'amitié, pour ses libres chemins.

Aimer, de l'amour, toutes ses facettes,
De l'amitié, tous ses petits bonheurs.
Aimer l'amour et ses feux d'allumette,
Vivre l'amour et ses brèves ardeurs;
Aimer l'amitié et ses devinettes,
Vivre l'amitié...son apesanteur.



LAISSE

Laisse-nous un peu de temps,
Le temps de s'apprivoiser,
Le temps de se rapprocher,
Un peu de temps simplement.

Laisse-nous le temps d'aimer,
D'aimer nos jours et nos nuits,
De nous regarder sans bruit,
Un peu de temps pour rêver,

Laisse-moi tenir ta main,
Le temps de t'accompagner,
Le temps de te respirer,
Juste un peu de temps...demain.



DOUCE MUSE

Douce muse, lumière au firmament,
Qui, ma pensée, vient cueillir un moment
Lui proposant des mots pour l'épancher,
Des idées sur lesquelles se pencher,
Qui, les yeux de mon coeur, vient soulager
Lorsque les chagrins y viennent nager,
Qui vient guider ma plume paresseuse
Et rendue sèche par trop d'heures creuses.

Douce muse qui m'a longtemps nourri,
Qui, ma solitude, a tant fleurie,
Me facilitant le vers et la rime
Pour, de la vie, en extirper la frime.
Douce muse qui m'a toujours souri,
Avec qui j'ai pu grandir et mûri,
Qui souvent, de mes rêves, est complice,
De mes bonheurs, lui donne les prémices.


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Pour prolonger la détente...il y a mes poèmes 3