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Sur cette page vous allez retrouver tous mes poèmes...il va sans dire qu'ils ne peuvent être utilisés de quelque façon que ce soit sans mon autorisation...bonne lecture! 

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Kaléidoscope

 

 

 

 

Te souvient-il de ces matins

De soleil nu, par l’amour mus,

De ces matins de bonheur peint.

 

 

Te souvient-il de ces moments

De joie mêlés, de paix ourlés,

De ces moments sur grand écran.

 

 

Te souvient-il de ces jours bleus

Où terre et mer allaient de pair,

De ces jours bleus si vaporeux.

 

 

Te souvient-il de ces vœux fous,

Tôt échangés, déjà âgés,

De ces vœux fous sans rendez-vous.

 

 

Te souvient-il, mais à quoi bon ;

Ce temps a fui, il est minuit,

Et à quoi bon tant d’allusions…



Ce monde

Et je pleure sur ce monde
Qui a perdu ses repères,
Qui, sur la nuit, se fonde
Pour en  pâlir ses critères.

Et je pleure sur ce monde
Au regard vitreux et vide,
Qui traverse, qui me sonde,
de mon âme si avide.

Et je pleure sur ce monde
Aux idéaux invisibles,
Qui, trop souvent; nous inonde
Et nous soumet, inflexible.

Et je pleure sur ce monde
Pour qui  l'argent est démence
Et une vie, moribonde,
Sans ce grand dieu, sa valence




Poème inachevé
 
Paraît que le bonheur est à portée de main,
Qu'il faut tendre le coeur, négliger son chagrin.
Paraît que tous ses chants sont de douceur fleuris.
Brèves harmoniques, lit de notes rougies
Où nous nous complaisons, de minuit à minuit,
Dans ses encens velours, quand la chair meurt sans bruit...
 
 
 
Le noir et le blanc
 
Nous vivons parfois des moments de grands bonheurs,
Nous vivons parfois des moments de grandes peines;
Quand au repas n'avons plus l'honneur du seigneur,
Quand un sourire et une étreinte sont obscènes,
Dès que le voile de l'amour s'est déchiré
Et que le coeur n'en connaît plus que la fredaine.
Dès que la vie, un ciel d'ennui, a expiré,
Que de ses beaux fruits on nous met en quarantaine,
Quand la musique pleure son compositeur
En laissant échapper quelques bémols de haine,
Dès lors notre âme a perdu son fil conducteur.
Nous vivons pafois des moments de grandes peines,
Nous vivons parfois des moments de grands bonheurs
Quand l'amitié, de l'amour, devient une aubaine,
Que le printemps se répand en vers prometteurs
Sur une nature en quête d'un bon mécène,
Dès que le soleil ne se fait plus désirer
Qu'il aborde notre coeur en vrai capitaine,
Quand des mots innocents viennent désaltérer
Une âme qui s'est éloignée de la fontaine,
Dont l'amour, toute obscurité, a aspiré,
Dès lors notre ciel est sorti de la géhenne
Et d'un pan d'arc-en-ciel peut enfin se parer...
 
 
DETRESSE
 
Dans le marasme de tes pensées
S'agite le pieux ver de la peur
Et ce pernicieux poison en fleur
Excise ta volonté froissée.
 
Les minutes essoufflent ton coeur
Et dans ses jardins vomit ta foi;
Ne sont plus absous les hors-la-loi
Qui, du temps, ne sont que des flambeurs.
 
Dans le chaos de tes souvenirs
S'étirent les mailles de l'orgueil
Proximité indécente à l'oeil
Qui se cache derrière un soupir.
 
Rien ne sert de nier, tout est là:
Hier se rappelle à toi au présent,
Sculpture imposant son artisan,
Une vérité a cappella.
 
Dans le fouillis de tes sentiments
Grouillent les cloportes de ta peur
Et ton âme, nue dans ces vapeurs,
Exhale un dernier balbutiement.
 
 
VOGUE VOGUE
 
Tu partiras matelot
La mer t'appelle bien haut
Hisse la voile marin
Le vent porte ce matin
 
Active-toi moussaillon
De la marée profitons
Vogue notre beau vaisseau
Du phare guette le sceau
 
Tu partiras matelot
Chante le vent aux hublots
Hissons la voile marin
Car déjà point le matin.
 
 
DERIVE
 
Il n'y a plus guère dans cet oeil qui m 'attire
Que le  pâle reflet d'une âme qui délire
Il n'y a plus guère dans nos coeurs qui s'ennuient
Que le stérile espoir d'un long cri dans la nuit
 
Sur le dur oreiller de nos soirs sans amour
Roulent nos larmes crues sous les draps de l'humour
Et la lune qui mue ne nous reconnaît plus
Elle qui hier encor rusée s'était complue
A venir contrarier la paix de nos corps fous
Ces corps harassés que le temps plie et bafoue
 
Il n'y a plus guère dans ces jours qui défilent
Qu'un lourd chapelet de peines indélibiles
Il n'y a plus guère dans nos coeurs atrophiés
Que le buvard saoûlé d'un amour falsifié
 
 
NUIT ET JOUR

La nuit revêt de son manteau,
de ma fenêtre,  les carreaux;
un pan de nuit qu'un mort soleil
vient redorer de tons vermeils,
un fond de nuit, de points paré,
que la lune fait miroiter.

La nuit se vêt d'ocre et de gris,
un rendez-vous sans compromis
avec la terre, qu'elle retient
soir après soir, d'un tendre lien.
c'est l'équinoxe, un atout;
chacun son temps, chacun son bout.

La nuit s'ennuie, le regard vague,
tantôt peine, tantôt divague,
mais, dans ses voiles, bien empêtrée,
sent le jour chercher l'entrée.
un blanc soleil déjà se glisse,
la refoulant dans son abysse.

Le jour revêt de son manteau,
de ma fenêtre,  les carreaux.
un pan de jour venu tomber,
après la nuit, sur ma pensée,
un fond de jour, sans vraie clarté,
que mon coeur sent, en aparté.

 
SIESTE
 
Sur votre gorge, j'expiai mes maux,
Les ai expulsés, les ai peints en mots;
Sur votre gorge, je me suis penché
N'osant réveiller ma soif étanchée.
 
Sur vos blancs genoux, j'ai posé mon front,
L'ai ceint de vos mains pour taire l'affront;
Sur vos blancs genoux, j'ai fermé les yeux
Au souffle léger d'un baiser soyeux.
 
Sur votre doux sein, j'ai couché mon coeur,
Lourd comme au tombeau, l'ai bordé d'odeurs
Puis l'ai fait taire; sur votre doux sein,
J'ai connu l'horreur du jour assassin.
 
 
 
L'OISEAU

L'oiseau est parti
Le temps l'a ravi
Son nid sans petits
Au vent se convie

L'oiseau s'est enfui
Bien loin de chez lui
Son coeur à minuit
Qu'hiver a séduit

L'oiseau est parti
La vie l'a vomi
Mais pluie a serti
Son coeur d'un rubis



AU BISTROT

Au bistrot de la vie
Il ne fait pas un pli
Que le vin qu'on y boit
A été bu cent fois
Un vin qui vous fait gris
Avant d'en voir la lie
Un vin où l'on se noie
Pour endormir ses choix

Au bistrot de la vie
Rien n'est jamais tout gris
Du plancher jusqu'au toit
Chacun y fait sa loi
Au gré de sa folie
Chacun y fait son lit
Au rythme de ses croix...
Sans compter sur ses doigts



UN COEUR D'AME

Mon âme est triste et mon coeur saigne.
Un rideau de chagrin les baigne
Et d'une main intransigeante
La solitude, diligente,
M'étreint et fume mes pensées.
Ses largesses vient dispenser,
Comme une mère attentionnée
Et mon coeur, bien conditionné,
Ne parvient pas à résister.
Dans ses serments veut persister
Et à ma porte vient frapper,
Ses propos de sommeil nappés.
Mon âme est triste et mon coeur saigne,
D'un parfum de chagrin s'imprègnent...
Mais la flamme est intelligente
Et sait se montrer exigeante,
Car si le coeur s'est déchaussé
L'âme ne peut se disperser
Sans le long repos sanctionner.
Les soleils a additionnés
Et jamais ne s'est désistée,
Toujours gourmande d'assister
Aux petits bonheurs rattrapés
Que la vie avait pu happer.



LE VIEUX CHÂTEAU


Il dresse de hautes tours noircies
Par les âges et par les humains,
Des tours de cicatrices farcies
Rappelant des dessins de gamins.

Ses murs sont entourés de buissons
Qu'un vent mauvais s'amuse à fouetter,
Qui, parcourus d'étranges frissons,
Exhalent de longs soupirs flûtés;
La nuit les amplifie y mêlant
Son humeur grise et son franc silence.
Son sein, de fantômes ruisselant,
Pleure ses jardins en décadence;
Les jets d'eau ont tari leur douleur
Et les statues, aux corps démembrés,
Ont revêtu, du temps, la couleur.
Derniers témoins d'un siècle encombré,
Le coeur se souvient, les yeux se taisent,
Bien mûrées dans leur austérité,
De la pluie écoutent les foutaises
Et le long monologue éventé.

Il dresse de hautes tours noircies,
Des tours de souvenirs prisonnières,
Et la nuit, de ce spectre en sursis,
En éclaire la sombre crinière.



BESOIN

Besoin de ton amour
Comme l'arbre du jour,
Besoin de ton sourire,
Du soleil de ton rire,
Besoin de tes étreintes,
De ta douceur la teinte,
Besoin de te toucher
Et de te ressentir,
Besoin de t'approcher,
Dans tes bras me blottir,
Besoin de te parler
Nos idées échanger,
Besoin de m'envoler,
Du temps être horloger,
Besoin de tes mots doux,
De tes baisers discrets,
Besoin de toi surtout,
Toi que j'aime en secret.



APPROCHE


Mon coeur est passé près du tien
Le frôlant de son souffle chaud,
Lui quémendant un entretien
Par le hublot de son cachot.

Mon coeur s'est approché du tien,
Du pas effilé d'un félin,
Soucieux du secret qu'il détient,
Qu'il va livrer au châtelain.

Mon coeur près du tien est passé,
S'est arrêté, l'a écouté.
Mon coeur au tien s'est adossé,
A son humeur s'est adapté.

Mon coeur du tien s'est approché,
Croyant en franchir le portail.
Mon coeur au tien s'est écorché,
Il avait fait fi du détail.



TOUCHER

Toucher du doigt ta beauté parfaite,
Toucher du coeur ton âme violette;
Et si ce soir d'amour suis pauvrette
Demain, d'hier, me paiera la dette.

Toucher des yeux tes lèvres rieuses,
Toucher du coeur ta flamme radieuse;
Et si la nuit m'est d'humeur gracieuse
Mes pensées pourrai mettre en veilleuse.

Coucher, en vers, mon coeur sur papier,
A mes doutes faire un croche-pied;
Si ce soir, ma faute, dois expier
La solitude pourrai copier.

Pouvoir toucher du doigt et du coeur
A ta transparence, à ta liqueur;
Et si ce soir l'amour est vainqueur
De ce pain de vie vivrons en choeur.



VIF ARGENT

L'argent fait des serviteurs,
L'amour aussi. De promesses
Il en fait ses belles messes;
Parfums en apesanteur.

L'argent crée des paradis,
L'amour aussi. Des châteaux
Aux murs comme des manteaux;
Égide d'un roi maudit.

L'amour n'a point de patrie,
L'argent, point d'ami. Un lien
Exempt de toute fratrie;
Un monde qui s'appartient.



TES YEUX

Tes yeux profonds comme des miroirs,
Un ciel de canicule et d'orage,
Ton coeur bien rangé dans un tiroir,
Une âme fidèle à son image.

L'amour, qui te vient faire la cour,
Tel un baiser dérobé au temps,
S'est faufilé, sans de beaux discours,
Dans ton coeur pour faire son printemps.

Il a mis des soleils dans tes yeux,
Chaleur digne des soirs de bon vin,
Mais tes prunelles font des voeux pieux
Tandis qu'au coeur l'amour est levain.

Il a mis des fleurs dans ton jardin,
Chassé les doutes et les questions,
Dressé la table pour le festin,
Mais ton coeur a changé de station.

Tes yeux profonds comme des miroirs,
Un ciel de promesses, de soucis,
Ton coeur bien rangé dans un tiroir,
Une âme, du temps, à la merci.



SUR UN BANC

Sur un banc, j'écoute et j'attends;
J'écoute le triste sanglot
Qui, mon coeur, étreint à l'instant.
Il se répand en trémolos,
Possessif et intransigeant,
Tel le vent qui l'oiseau relance
De son humour désobligeant.
Sur un banc, j'attends en silence,
Hormis ma pensée qui s'agite,
Qui, à mon chagrin, fait écho.
Sa folie, elle régurgite
Comme la peur, le bourricot,
Et plus elle veut discuter
Plus mon âme veut s'y soustraire.
Sur un banc, mon coeur amputé,
De la douleur, voudrait s'extraire,
De sa nuit, chercher la sortie.
Sur un banc, j'écoute et j'entends,
De ma peine, le clapotis,
De mon coeur, le doux battement.



NAUFRAGE

Que je voudrais être semblable à un oiseau
Alors que mon vieux navire va par le fond,
Que ne suis-je un goéland au lieu d'un roseau
Préférant l'air des monts à l'eau du faible jonc.

Que je voudrais être semblable à un nuage
(Me laisser dériver vers des cieux clairs et chauds)
Alors que mon bateau est à faire naufrage,
Que de la mer je revêtirai le manteau.

Que je voudrais être semblable à un soleil
Pour caresser du doigt cette immense mer bleue
Alors que m'y attend un éternel sommeil,
Perdu en son sein, emmêlé dans ses cheveux.



SI JE MOURAIS

Si je mourais maintenant,
J'emporterais ton sourire,
Si je partais à l'instant,
Je n'oublierais de te dire
Que j'aimais jusqu'au délire
Tes yeux et ton coeur d'enfant.

Si je mourais maintenant,
J'emporterais ta douceur,
Si je partais à l'instant,
Je n'oublierais ce bonheur,
Cette vague de chaleur
Qui traversera le temps.

Si je mourais maintenant,
J'emporterais ta beauté,
Si je partais à l'instant,
Je n'oublierais, mon aimé,
A votre joue déposer
Le baiser de nos vingt ans.



TEMPS DE NUIT

Nuit où le mystère se fait cru,
Mystère de la nuit, de son cru.

Nuit en bémol ou nuit de silences,
Nuit de turbulence ou d'indolence.

Nuit qui l'horizon rougit et plisse,
Un coucher de soleil au supplice.

Nuit où le temps est en suspension,
Où la pensée est en expansion.

Nuit où grouillent des ombres sans nom,
Où les âmes oublient leur prénom.

Nuit trou noir où l'arbre se confond,
Où le coeur malheureux se morfond.

Nuit où le temps semble suspendu,
Où l'âme pleure le temps perdu.



CHEVALIER

Soyez fort, mon blanc chevalier,
Que votre bras me soit fidèle
Et votre coeur, un tendre allié,
Que la flamme se renouvelle.

Soyez fort, mon doux chevalier,
Qu'à votre main l'épée soit fière,
Qu'elle soit d'honneur fortifiée,
Qu'à vos côtés je sois entière.

Soyez fort, mon preux chevalier,
Qu'entre vos bras j'y trouve un nid
Quand se croiseront nos sentiers,
Que mon coeur vous sera acquis.

Soyez fort, mon blanc chevalier,
En vous repose mon château;
Si mon coeur perdait son guerrier,
Demoiselle rejoindrait l'eau.



A L'OMBRE DU VIEUX CHÊNE

A l'ombre du vieux chêne,
Là où le jour s'entête,
Où mon coeur fit la fête
En y brisant ses chaînes.

A l'ombre du vieux chêne,
Où tout n'est que verdure,
Là où fuit ma nature
Quand la douleur la freine.

A l'ombre du vieux chêne,
Près de ce coeur aimable,
Où mue l'amour instable
Quand j'y rejoins ma reine.

A l'ombre du vieux chêne,
Là où la nuit se glisse,
Où mes rêves se tissent
Avant d'entrer en scène.



CORTÈGE


Elles défilent, âmes sans patrie,
Elles défilent, lourd boulet aux pieds;
Elles vont par des chemins sans foyer,
Elles vont par des terres sans prairies.

Elles défilent, le regard éteint,
Elles défilent, sans but ni raison;
Elles vont au-devant de l'horizon,
Elles vont, ignorant tout de leur faim.

Elles défilent, spectres sans couleur,
Elles défilent, pauvres naufragées;
Elles vont, seules mais toutes reliées,
Elles vont, blanc troupeau sans son pasteur.

Elles défilent, un pied dans l'abîme,
Elles défilent, le coeur au tombeau;
Elles vont, sans rivage ni hameau,
Elles vont, revêtues du même crime.



MOUVEMENT


L'eau glisse sans se presser
Sous le grand pont fatigué
Et n'est en rien dérangée
Par les canards efflanqués.

Elle va sans se soucier
Mouiller des sables grossiers
Sur lesquels vont s'égailler
Quelques rares échassiers.

Si la pluie ride son dos
Et fait rentrer les badauds,
Elle réprime un sanglot
Et laisse gonfler son flot.

Un vent frais vient titiller
Sa surface ennuyée
Qu'un soleil ensommeillé
Refuse d'égratigner.

Ce vieil ami assidu,
Aux heures les plus indues,
Ardeur jamais n'a perdu
Pour froisser sa peau tendue.

L'eau glisse sans se presser
Sous le grand pont fatigué;
Elle va, sans déranger,
De son long pas, résignée.

POUR UN VERS

Beaux vers, belles rimes,
Un coeur sans son crime,
Un coeur qu'on comprime,
Un coeur sans sa frime.

Un cri, un espoir,
Un pleur dans le noir,
Un jour de grand soir,
Un jour sans devoir.

Beaux vers d'aujourd'hui,
De jour et de nuit,
Qu'on boit, frais du puit,
Plaisir reconduit.

Un moi pour un tien,
Qui crée, plus qu'un lien,
Un vers qu'on fait sien,
Des mots...presque rien.



FEUX DE BRAISE

Derniers rougeoiements d'un feu qui se meurt;
Encore quelques battements de coeur
Offerts dans une ultime tentative
De ranimer l'étincelle lascive.

Derniers bonds d'un coeur résolument chaud
Que ses trop nombreux changements de peau
Ont muté en un délicat roseau
Qui ne craint plus que le chant d'un oiseau.

Derniers soupirs d'un coeur à demi nu
Qui, à ce jour, jamais n'est parvenu
A s'approcher du coeur de sa folie
Pour toucher du doigt l'amour qu'il renie.

Dernier regard d'un coeur qui s'affaiblit,
Qui croit trouver dans la nuit, dans ses plis,
Une raison de taire son humeur
Et de vivre simplement son bonheur.


PERSONNE

Plus personne n'est là,
Plus personne que moi,
Que moi qui pense à toi,
Toi qui n'existe pas.

D'espoir, que celui-là,
D'amour, que sous mon toit,
Un toit où je suis roi,
Un roi seul au repas.

Larme par un jour las,
Rire par nuit de choix,
Une nuit hors-la-loi,
La loi d'un coeur ingrat.

Plus personne n'est là,
Plus personne que moi,
Que moi sous ce grand toit...
Le coeur comme un malfrat.

 
 
SILENCE
 
Nos lèvres ne disent mot
Et le silence qui mord
Gonfle le coeur de remords;
Etranger dans son hameau,
Parcouru de cents tisons,
La nuit le surprend, trop tôt.
Il croule sous son manteau;
Que de murs dans sa prison.
Les mots ne chantent plus  l'âme:
L'amour est criblé de plomb
Où qu'on soit dans l'échelon;
Rien pour épargner la flamme.
Nos lèvres ne disent mot
Et le jour qui se fait nuit
N'en connaît que le minuit...
Trait de plume ou de plumeau.

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