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Voici quelques extraits de mon tout premier recueil de poésie (poèmes de mon adolescence)...

barrechatons.gif

ON SE DIT


On se dit je t'aime
Comme on dit adieu,
Et au fond des yeux
Quelques larmes même
Silencieusement
Couleront un peu.
Mais de cet aveu
Sans aucun serment
Il ne restera
Qu'un petit mouchoir
AU fond d'un tiroir.
Pourquoi ce fatras
De vieux souvenirs?
A quoi peut servir
De vouloir ternir
Ce dont l'avenir
Devrait être fait?
Pourquoi ce baiser
Sans arrêt baigné
De tant de secrets....



RÊVERIES DOUCES


Légère est la pluie
Et calme est la nuit;
Elle tombe sans se presser
Sur les trottoirs embrumés
Pour finir par s'écouler
Dans quelque égoût isolé.

Ainsi se poursuit la vie.
Elle se déroule sans bruit
Sur le chemin du destin
Pour n'y laisser à la fin
Que l'empreinte de la mort.



HIER, AUJOURD'HUI ET DEMAIN


Hier, la ville respirait;
L'insouciance la minait
Mais en rien ne s'en voyait
Pour autant privée d'attraits.

Aujourd'hui, ville perdue;
Ses habitants se sont vu
Submergés par les flots du vice
Et se perdre dans leurs caprices.

Demain, ville oubliée;
Son nom sera piétiné
Et chardons la joncheront.
Les fourmis l'envahiront
Et, malgré ce sol sans grain,
Y trouveront leur festin.



DIS-MOI


Dis-moi la rosée sur l'herbe;
Fine pastille de fraîcheur
Pour revigorer ce végétal
Un tant soit peu lassé
D'être piétiné par le temps.

Dis-moi le soleil sur la fleur;
Bain de douces caresses
Ou douches de sécheresse
Giclant sur ce corps humide.

Dis-moi l'amour chez ces deux êtres;
Monceaux d'heures inoubliables
Passées à se chercher en l'autre
Ou, tout au plus, un mensonge
Camouflé dans les plis d'une passion.



FLOCON


Petit flocon
Petit poupon
Petite fleur
Aux cent couleurs,
Qui, lentement,
Descend gaiement
Des nues grisâtres.

Petit gamin
Qui, du destin,
Se rit beaucoup.
Le sien est flou
Mais importe peu;
Il est heureux
Et peu lui sied.



AMIE

Je suis la terre,
Tu es l'eau,
Une eau douce,
Une eau sans nerfs.

Tu es ma vie,
Je suis ton âme,
Une âme sertie
D'une grande paix,
D'un souvenir,
D'un petit rien.
Il est un temps
(Tu te souviens)
Où à tes pieds
J'aime m'endormir;
Tu te fais douce,
C'est le printemps.

Tu es l'amour,
Je suis ton nid,
Où doucement
Tu t'assoupis,
La paix dans l'âme.



CONFUSION


Horizon de flammes,
Mer de ténèbres,
Que ne manque-t-il
Pour éloigner cette pureté?

D'une pâleur matinale
Noircir un arrière-plan
Et de quelque rosée
Mouiller le cours du temps.

Un rouge macabre
Pour ce corps décapité
Beaucoup trop heureux
D'avoir perdu la tête.

Un gris de suie
Pour un visage d'ange
Que le péché habite
Et que le vice détruit.

D'un blanc nacré
Enduire ce tableau
Où les doigts du peintre
Se sont mis à trembler.

Et d'une touche de jaune
Pour éclaircir l'oeuvre
Tout au plus surchargée
De pensées obscures.



VIENS


Viens courir dans le vent,
Viens cueillir le muguet
Et au prochain arrêt
Offre-le librement.

Viens sourire à la vie,
Viens cueillir le destin
Et masque son dessein
D'une branche de gui.

Viens courir dans le Temps,
Viens choisir ta chanson
Et de là, sans façons,
Viens reprendre ton rang.

NÉVRALGIE

La neige tombe:
                                    Elle tombe sans fin
                                    Sur un trottoir déjà humide,
                                    Sur cet arbre à moitié nu,
                                    Sur ma tête presque blanchie
                                    Par la poussière du temps.
                                    
                                    La pluie tombe:
                                    Elle tombe sans arrêt
                                    Sur les chemins de campagne,
                                    Sur le pétale d'une rose éblouie,
                                    Sur mes paupières encore rougies
                                    Par le flot salin de mes larmes.
                                    
                                    La nuit tombe:
                                    Elle tombe sans se presser
                                    Sur la ville tout enneigée,
                                    Sur la campagne déjà endormie,
                                    Sur mon coeur toujours imprégné
                                    De la douceur de ton sourire.
                                    
                                    
                                    
                                    DORS
                                    
                                    
                                    Dors mon enfant.
                                    Endors-toi
                                    Bien vitement
                                    Et plus que moi
                                    Bénis ce temps
                                    Qui fait ta Foi.
                                    
                                    Dors mon Ami
                                    Car c'est demain
                                    Que toute vie
                                    Fuira en vain
                                    Ce paradis
                                    Sans lendemain.
                                    
                                    Dors mon Amour.
                                    Je n'ai aimé
                                    Jusqu'à ce jour
                                    Que ta pensée
                                    Qui, sans détours,
                                    M'avait charmée.
                                    
                                    
                                    
                                    T'ES-TU JAMAIS DEMANDÉ
                                    
                                    
                                    T'es-tu jamais demandé
                                    Le pourquoi de la rosée?
                                    Fine perle de fraîcheur
                                    Qui se pose en douceur
                                    Sur le pétale vermeil
                                    D'une rose en éveil.
                                    
                                    T'es-tu jamais demandé
                                    Ce qui fait que tu es né?
                                    Pauvre humain sans ami,
                                    Qu'espères-tu de la vie?
                                    On ne t'a point invité,
                                    Quelle triste destinée.
                                    
                                    T'es-tu jamais demandé
                                    Ce que voulait dire Aimer?
                                    Monceau de brèves passions
                                    (Et quelques fois d'illusions)
                                    Qui font la joie d'un instant
                                    Et des chagrins de cent ans.
                                    
                                    
                                    
                                    RÊVER
                                    
                                    
                                    Rêver d'une terre neuve
                                    Où seule la mer y est veuve,
                                    Egarée dans ses limites;
                                    Et où l'orage en profite
                                    Pour chantonner sur ses flots,
                                    La terre et ses bibelots
                                    S'efforceront de vibrer.
                                    
                                    La mer, de soleil criblée,
                                    Paresseusement se dore,
                                    Tandis qu'un peu plus au nord
                                    Un feu y sévit, ardent,
                                    Ses entrailles lui brûlant;
                                    C'est la guerre. Fait troublant,
                                    Elle s'en rit éperdument.
                                    
                                    Elle saura n'en porter traces,
                                    Mais qu'en sera-t-il de la Race?
                                    
                                    
                                    
                                    UN REGARD VERS
                                    
                                    
                                    Un regard vers l'Anonyme:
                                    Société sans synonyme
                                    Où le sang est incolore,
                                    Où la liberté s'endort
                                    Après un sanglot d'enfant.
                                    
                                    Un regard vers l'Avenir:
                                    Société sans souvenir
                                    Où la terre y est fertile,
                                    Où l'amitié est utile
                                    Et l'esclavage, néant.
                                    
                                    
                                    
                                    MA GUITARE
                                    
                                    
                                    En ton sein, les notes crient.
                                    Un instant chatouillée
                                    Une corde a frémi
                                    Et mon coeur a vibré.
                                    
                                    En ton sein, les notes dansent.
                                    Un instant agitées
                                    Les cordes entrent en transe
                                    Dans un pas effréné.
                                    
                                    En ton sein, les notes pleurent.
                                    Un instant effleurées
                                    Les cordes, d'un seul choeur,
                                    Leur douleur ont chantée....
                                    
 

POURQUOI

Pourquoi bon Dieu ne suis-je pas
                                    L'ombre qui se colle à vos pas?
                                    Pourquoi bon Dieu cette âme,
                                    Humain au coeur qui se pâme
                                    Ou tout au plus animal infâme?
                                    Peut-etre que cette âme
                                    Blottie au sein de ce corps,
                                    Qui ne vit que de remords,
                                    Ne saura survivre à ce chaos.
                                    
                                    Pourquoi bon Dieu tous ces maux?
                                    Je voudrais tant m'inscrire en faux.
                                    Je ne vis plus dans cette inhumanité,
                                    Je ne vois plus dans cette obscurité.
                                    De quoi dois-je répondre face à mon destin?
                                    Cette frime aura bien sa fin un matin;
                                    Peut-être qu'alors la lumière se fera
                                    Et que la froidure de mon corps fuira.
                                    Je n'ai d'ailleurs que du fretin à y laisser
                                    Puisqu'il ne reste de moi que ma pensée....
                                    
                                    
                                    
                                    QU'EST DEVENU
                                    
                                    
                                    Qu'est devenu notre beau rêve:
                                    Il se faufile discrètement
                                    Dans le passé de nos vingt ans,
                                    Où l'arbre de vie perd sa sève
                                    Et le bouton de rose, son coeur.
                                    A quoi peut servir la rancoeur?
                                    
                                    Qu'est devenu notre passé;
                                    Petit vieillard aux larmes sèches,
                                    Pourtant toujours sur la brèche
                                    Pour ne point se faire oublier.
                                    
                                    Qu'est devenu ce sentiment
                                    Qui, notre coeur, avait étreint?
                                    Comme les vapeurs d'un bon vin
                                    S'étant dissipées soudainement,
                                    Il nous laisse un goût d'amertume,
                                    Messager de peines posthumes....
                                    
                                    
                                    
                                    ON A TOUJOURS
                                    
                                    
                                    On a toujours le temps
                                    De se voir exister,
                                    On a toujours le temps
                                    De ne plus aimer.
                                    
                                    Il te reste toujours du temps
                                    Pour redire ce mot,
                                    Ce mot qui me blesse tant
                                    Parce qu'il sonne faux.
                                    
                                    Il reste toujours du temps
                                    Pour pleurer au moins une fois
                                    Car il y a toujours ce temps
                                    Qui me rapproche de toi.
                                    
                                    Tu as toujours le temps
                                    De chercher à sourire
                                    Mais moi, je n'ai plus le temps
                                    De continuer à souffrir.
                                    
                                    
                                    
                                    MINUTES
                                    
                                    
                                    Une minute de chaleur,
                                    Une minute de bonheur,
                                    Un court instant de volupté
                                    Que mon coeur, en vain, a cherché.
                                    
                                    Une seconde minutée,
                                    Une seconde oubliée,
                                    Un trop court instant de bonheur
                                    Transi dans son corps de vapeurs.
                                    
                                    Une minute éphémère
                                    Qui n'a de durée que son ère;
                                    Une vieille amie qui sourit
                                    Même pendant les jours de pluie.
                                    
                                    
                                    
                                    FRAGILITE
                                    
                                    
                                    Petit coeur de verre
                                    Qui, tout doucement,
                                    De son univers
                                    AUx façades de vitre,
                                    Se laisse entraîner
                                    A ne plus aimer.
                                    
                                    Petit coeur de vitre
                                    Aux mille facettes,
                                    Ne laisse pas fuir
                                    Ce trop long soupir
                                    Vers la nue discrète
                                    De ton oeil vitreux.
                                    
                                    
                                    
                                    LIMPIDITE
                                    
                                    Eau joyeuse
                                    Qui heureuse
                                    Baigne au loin
                                    Un sol sans fin.
                                    
                                    Eau limpide
                                    Qui rapide
                                    Suit sans arrêt
                                    Un dur trajet.
                                    
                                    Eau fragile
                                    Qui agile
                                    Parcourt cent lieux
                                    D'un pas noueux.
                                    
                                    
                                    JE T'AI
                                    
                                    
                                    Je t'ai retiré du limon de la terre
                                    Et avec un peu d'eau ai mouillé ta chair;
                                    Toute souillure de ton corps a fui
                                    Et d'un grand éclat ton âme a luit.
                                    Tes yeux se sont ouverts et le jour tu vis.
                                    Le soleil comme à un enfant t'a souri
                                    Et les fleurs, tout autour, de ta beauté
                                    Se sont vues étourdies et enchantées.
                                    
                                    Je t'ai retiré de cette vie facile
                                    Pour écouter ce silence si fragile
                                    Qui émane de ton coeur encor humide.
                                    Ne te laisse pas pénétrer par l'acide
                                    Qui s'écoule des coeurs inhumains et vils;
                                    De l'habitude ne devient pas servile.
                                    La serviture ne mène qu'à la mort
                                    De l'âme rongée par le fiel du remords.
                                    
                                    
                                    
                                    CHAGRIN
                                    
                                    
                                    Quatre murs et ma peine,
                                    Sans sourire, sans ma reine,
                                    Rien que moi.
                                    
                                    Quatre murs et ma nuit,
                                    Aucune paix, aucune vie,
                                    Toujours toi.
                                    
                                    Un bonheur, point de nid,
                                    L'oubli toujours s'ensuit,
                                    Seul sans toi.
                                    
                                    Quatre murs et mon rêve,
                                    Sans écart et sans trêve,
                                    Et si toi....
                                    
                                    
                                    
                                    PLEXUS
                                    
                                    
                                    Deux coeurs assoiffés
                                    D'un désir inassouvi;
                                    Deux êtres éprouvés
                                    Dans un esprit obscurci.
                                    
                                    Leur corps est en proie
                                    A l'extase du moment.
                                    Mais leur coeur est froid;
                                    Papillons sans ornement.
                                    
                                    Leur bouche est muette
                                    Et leurs yeux, sans expression;
                                    Leur amour est miettes
                                    Mais il y a diversion.....
                                    
                                    
                                    LIBERTE
                                    
                                    
                                    Je me suis souvent demandé
                                    Pourquoi, en pays occupés,
                                    La liberté est foudroyée.
                                    Pourquoi ce jeune arbre recépé
                                    Et pourquoi tous ces gens tués?
                                    Autant de questions énoncées
                                    Et de mensonges inventés
                                    Pour que, de cette vérité,
                                    Le noyau y soit étouffé.
                                    
                                    Je me suis souvent demandé
                                    Pourquoi cette rose écorchée
                                    Et son petit corps ravagé
                                    Avec autant d'inhumanité;
                                    Pourquoi ce corps décapité
                                    Et tous ces humains décharnés?
                                    Le monde, cet enfant buté,
                                    Ne saura-t-il jamais lutter
                                    Pour regagner sa liberté?
                                    

  

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