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Poètes d'aujourd'hui

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La poésie n'est pas seulement l'affaire des grands...elle fait partie de l'enfant...de notre enfant !

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PETITE SOURIS
(A. Atzenwiler)


Petite souris noire,
Rôde, rôde la nuit,
Rôde, rôde sans bruit
Tout autour de l'armoire.

Petite souris fine,
Ronge, ronge la nuit,
Ronge, ronge sans bruit,
Le lard dans la cuisine.

Petite souris grise,
File, file la nuit,
File, file sans bruit,
Sinon tu seras prise.


AU DOUX FIL DE L'EAU
(A. Atzenwiler)


Tout au fil de l'eau,
Qui coule, qui coule,
Tout au fil de l'eau,
Bercée par la houle,
S'incline la foule
Des légers roseaux.

Tout au fil de l'eau,
Qui glisse, qui glisse,
Tout au fil de l'eau,
La mousse tapisse
De gros cailloux lisses
Au fond du ruisseau.

Tout au fil de l'eau,
Qui brille, qui brille,
Tout au fil de l'eau,
Vogue une brindille
Des mâts à la quille,
Fragile bateau.

Tout au fil de l'eau,
Qui jase, qui jase,
Tout au fil de l'eau,
D'une aile de gaze,
Un insecte rase
L'ombre d'un bouleau.

Tout au fil de l'eau,
Qui passe, qui passe,
Tout au fil de l'eau,
Je rêve à voix basse,
Un rêve qu'efface
La fuite des flots.



LE PETIT RUISSEAU
(A. Atzenwiler)


Le petit ruissseau
Qui va, vient, sautille,
A petit flot,
A demi-mot,
Happe des brindilles
Sur le bord de l'eau.

Au moindre frisson,
Le ruisseau limpide
A petit flot,
A demi-mot,
Se coule timide
Derrière le buisson.

Le long de son bord,
Il baigne les plantes
A petit flot,
A demi-mot,
Les feuilles luisantes
Des gros boutons d'or.

Hop! après un saut,
Un collier d'écume,
A petit flot,
A demi-mot,
Fin comme la plume
Se noue sur l'eau.

Au pied des bouleaux,
La lune éparpille
A petit flot,
A demi-mot,
Des pièces qui brillent
Comme des joyaux.



LE BONHOMME DE NEIGE
(A. Atzenwiler)


Un jour, un bonhomme de neige
Eut envie de voyager.

Il prit sa belle écharpe beige
Et son bâton de noisetier.

A peine arrivé en Afrique,
Il se sentit très fatigué.

Il fut piqué par un moustique
A l'ombre d'un grand cocotier.

Il fut pris d'une forte fièvre
Et soudain se mit à trembler,

Comme tremblent lapins et lièvres
Quand la chasse va commencer.

Il transpirait à grosses gouttes,
Il fondait de la tête aux pieds...



LE PETIT CHAT
(A. Atzenwiler)


Le petit chat qui vient de naître
Dans le fond tiède du panier,
Déjà curieux de tout connaître,
Jette un regard émerveillé.

Le pot de lait s'est renversé
Sur sa délicate fourrure;
Le flacon d'encre y a jeté
Une pluie d'éclaboussures.

Sous l'oeil paisible de la chatte,
Il a lustré son plastron blanc;
Son habit noir de diplomate
Lui donne un air très important.

Il a déjà de la moustache,
Il boit du lait à petits coups,
Il se hérisse et même il crache
Quand il n'est pas content de nous.

Il fait des gestes d'acrobate
Bien qu'il vacille sur ses pieds;
Il fait voler avec la patte
De grosses boules de papier.

Il entreprend des randonnées
A la cuisine ou au salon;
La bonne chatte abandonnée
Pousse un plaintif et doux ron-ron.

Lorsqu'il revient d'une aventure,
Il tombe en boule tout moulu,
Il plonge au creux de la fourrure
Et tette alors comme un goulu.


LES CANARDS
(Rosemonde Gérard)


Ils vont, les petits canards,
Tout au bord de la rivière
Comme de bons campagnards.

Barboteurs et frétillards,
Heureux de trouver l'eau claire,
Ils vont, les petits canards.

Ils semblent un peu jobards,
Mais ils sont à leur affaire
Comme de bons campagnards.

Dans l'eau pleine de têtards
Où tremble une aile légère,
Ils vont, les petits canards.

Marchant par groupes épars,
D'une allure régulière
Comme de bons campagnards.

Chacun avec sa commère,
Comme de bons campagnards,
Ils vont, les petits canards.



LE PETIT TRAIN
(David Julien)


Où vas-tu, petit train?
- Je poursuis mon chemin:
Je fais de longs voyages,
Avec de lourds bagages.
J'emporte des heureux
Vers de nouveaux rivages.
Poulains, moutons et boeufs
Me saluent au passage.
Je vais, je vais, je vais,
Sans être fatigué...

Où vas-tu petit train?
- Je poursuis mon chemin:
Je roule avec tapage,
J'ébranle les villages.
Les bébés aux doux yeux
Ont peur à mon passage.
Je cours vers d'autres cieux
Apporter vos messages.
Je vais, je vais, je vais,
Sans être fatigué.

Que fais-tu, petit train?
- Je m'arrête en chemin:
Je dépose au village
Les gens du voisinage.
Je repars tout joyeux,
VOir d'autres paysages.
Vers les horizons bleus
Je poursuis mon voyage;
Je vais, je vais, je vais,
Sans être fatigué...



LE CHAT
(N. Mertens)


Je suis le chat. Miaou! Miaou!

Mon oeil vert se ferme à demi

Lorsque je guette les souris

Qui rongent tout, qui rongent tout.

Voyez-les sortir de leurs trous,

Croyant que je suis endormi...

Elles accourent de partout

Avec de petits cris.

Bonjour, souris, entrez en danse!

Mais...sachez bien que je suis là,

Moins endormi que l'on ne pense.




UN PETIT CHAT
(Gaby Vinant)


Un petit chat dans la prairie
était assis
tout seul.

Dans l'arbre
au-dessus delui
un oiseau chantait
pour lui seul.

Sur les chemins
la nuit marchait
à pas de loup
et non loin le ruisseau
dansait sur les cailloux.

Un grand vent se leva
et passa comme un fou...
Soudain...l'oiseau se tut.
La nuit frissonna
le chat prit son élan
le ruisseau sanglota.

Depuis...
le vent rôdeur
à chacun dit:
¨Sais-tu?¨

Un petit chat
dans la prairie
était assis
tout seul.

Dans l'arbre
au-dessus de lui
un oiseau chantait
pour lui seul.

Sur les chemins
la nuit marchait
à pas de loup...
c'est tout!
c'est tout!



MON CHATON
(Manon Mailhot)

Chaton s'endort dans mon menton,
Ronron, ronron,
Je suis sa petite maison.

J'aime papa, j'aime maman,
J'aime tout le monde aussi.
Mais chaton, il est si petit.

Il n'a que moi et il me suit,
Bien à moi, bien ami,
Qu'il me fait doux, son pelage gris.



VENT DE MAI
(R. Labrosse)

Un grand vent de Mai
M'a frappé dans le dos
M'a fait sursauter
Et tomber dans l'eau...

Pour me relever
Trois gaies hirondelles
Ont pincé mon nez
Et ouvert leurs ailes.

Un grand vent de Mai
M'a séché le dos
Et m'a ramené
Vers le vieux hameau.



L'ORPHELIN
(M. Carême)

C'est un petit canard

Qui n'a plus de parents.

On dirait, sur l'étang,

Un frêle nénuphar

Emporté par le vent.

Il nage lentement,

Faiblement, tristement.

Les joncs, quand vient le soir,

Le bercent de leur chant

Et s'il a peur des gens,

Vite, le bon brouillard

Le prend dans son foulard.



POUR MA MÈRE
(M. Carême)


Il y a plus de fleurs
Pour ma mère, en mon coeur,
Que dans tous les vergers;

Plus de merles rieurs
Pour ma mère, en mon coeur,
Que dans le monde entier;

Et bien plus de baisers
Pour ma mère, en mon coeur,
Qu'on en pourrait donner.



IL ÉTAIT UN ROI
(M. Carême)


Il était un roi si pauvre
Qu'il n'avait pas même un chien.
Il traversait son royaume,
Pieds nus, comme un bohémien.

Il était un roi si simple
Qu'il dormait sans matelas.
Il n'inspirait nulle crainte,
Il n'avait pas de soldats.

Mais tous ceux qui lui parlaient
Se sentaient les rois du jour
Tant sa voix leur inspirait
De force grave et d'amour.

Ainsi ce roi sans couronne
Créait chaque des rois,
Car la vraie royauté donne
Bien plus qu'elle ne reçoit.



UN CHAT PERDU
(M. Carême)


Un chat perdu rôdait
Aux portes des maisons.
Une vieille cousait,
Assise à son balcon.

¨O vieille!, dit le chat,
Je vis de peu de chose:
Deux pétales de rose
Comblent mon estomac.¨

¨En ce cas, dit la vieille,
Entrez, pauvre matou;
Dormez dans ma corbeille,
Faites comme chez vous.¨

Mais allez croire un chat!
Dès qu'il fut chez la vieille,
Il lui mangea jusqu'à
L'ouate de ses oreilles.


LES QUATRE SAISONS
(E. Roller)


Quatre saisons

Tournent la ronde

Autour du monde.

C'est le printemps

Vêtu de blanc.

Voici l'été

Clair et doré.

Puis vient l'automne,

Rouge comme une pomme.

Gare à l'hiver,

Il a ses bottes

Et une hotte.



LA GIRAFE
(R. Desnos)


La girafe et la girouette,
Vent du Sud et vent de l'Est,
Tendent leur cou vers l'alouette,
Vent du Nord et vent de l'Ouest.

Toutes deux vivent près du ciel,
Vent du Sud et vent de l'Est,
A la hauteur des hirondelles,
Vent du Nord et vent de l'Ouest.

Et l'hirondelle pirouette,
Vent du Sud et vent de l'Est,
En été sur les girouettes,
Vent du Nord et vent de l'Ouest.

L'hirondelle fait des paraphes,
Vent du Sud et vent de l'Est,
Tout l'hiver autour des girafes,
Vent du Nord et vent de l'Ouest.



LE VIEUX PETIT TRAIN
(A. Rivoire)

Au long du talus verdisssant,
Le vieux petit train, hors d'haleine,
Va, vient, toujors monte et descend
Entre la colline et la plaine.

Sitôt qu'il arrive, il repart
En soufflant très haut sa fumée,
Toujours un peu plus en retard,
Il n'a pas d'heure accoutumée.

Il va, comme les promeneurs;
Il flâne, il paresse avec joie,
Pour mieux vous faire les honneurs
D'un verger qui borde la voie.

Les jardins laissent retomber
Sur lui leurs roses entr'ouvertes
Qu'on s'égratigne à dérober
Aux branches flexibles et vertes.

Grinçant, soufflant, s'époumonant
Sous le tunnel en fleurs des branches,
Le train siffle au dernier tournant...
Je reconnais deux robes blanches.



LE BEAU NAVIRE
(Edmond Rocher)


Je l'ai construit, le beau navire,
Pour voyager où je voudrai.
Il file, tangue, roule et vire
Et vers l'horizon disparaît,
La coque, les mâts et les voiles
Et les cordages bien serrés
Vont fièrement sous les étoiles
Vers les pays inexplorés.
Tangue, roule et vire!
Il est si beau
Mon fin navire!
Il est si beau
Voguant sur l'eau
Oh! Oh!
Mon fin navire de bouleau.




LA CHANSON DES LUTINS
(N. Mertens)


Regardez, regardez bien:
Voici les joyeux lutins.
Ils vont faire avec entrain
Tout l'ouvrage avant demain.

Ils vont faucher le sainfoin.
Fauchez, lutins, fauchez bien!
Ils vont faucher le sainfoin
Qui fleurit dans les regains.

Ils s'en vont charger le foin.
Chargez, lutins, chargez bien!
Ils s'en vont charger le foin
Qui nourrira les lapins.

Ils vont semer le bon grain.
Semez, lutins, semez bien!
Ils vont semer le bon grain
Qui deviendra du bon pain.

Ils vont fendre les rondins.
Fendez, lutins, fendez bien!
Ils vont fendre les rondins
Qui brûleront l'an prochain.

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