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“Sans rendez-vous”
Toi, qui d’elle-même s’invite Sans aucun rendez-vous. Toi, qui me rends visite Dont j’ignore
les dessous. Toi, qui me réjouis sans limites, Ton mérite dépasse le tout.
Tu vaques à tes affaires Ignorant jusqu’à mon existence. Tu atteints ce que tu espères, Me laissant
que des souffrances. Tu décides du temps comme tu le préfères, Te moquant toujours de mes préférences.
Même si on s’est habitué en permanence Mon regard ne t’a guère admiré. Nous faisons des concessions
d’allégeance Concernant nos communs intérêts. Quelles que soient nos différences, Je demeure ton fidèle passionné.
Je suis sensible envers toi Bien que mes mains ne t’ont effleurée. J’écrirai tout ce qui sort par
ta voie Bien que les oreilles n’ont rien écouté. J’en ferai des poèmes toutefois, Dont la longueur sera
inégalée.
Même si je change d’emplacement Sans te communiquer mon adresse. Ton temps s’avère le moment, Dès
que ton cœur est touché par la tendresse. Mon gouffre te paraîtra évident Et je comblerai tout ce qui t’intéresse.
Tu n’as pas d’itinéraire singulier, Tous les chemins t’y conduisant. Ton viatique, est-il
amer et déprécié Ou précieux comme je l’attends ? Même si le pique n’est pas aiguisé, Tout se résout
comme par enchantement.
La porte et la fenêtre sont fermées, J’ai même bouché les accès ouverts. Aucun coin n’est négligé Y
compris les caniveaux divers. Par où es-tu donc passée, A travers le vent ou l’éclair ?
Il m’arrive de t’aimer, de te haïr, Tu es aussi douce que désagréable. Il m’arrive de t’aimer,
de te haïr, Tu es aussi délicate qu’insupportable. Il m’arrive de t’aimer, de te haïr, Tu es aussi
familière qu’inabordable. Il m’arrive de t’aimer, de te haïr, Tu es aussi polie que décevable.
J’ignore par quel moyen tu arrives Quand tu atterris chez-moi ? Plutôt, comment tu t’esquives, Me
laissant seul, pantois ? Il est temps que tu prennes l’initiative, Entendre un seul mot de toi. Restons ensemble
à jamais si tu arrives, Sinon, rends-moi la paix que tu me dois !
Ahcène Mariche
Le balourd
Aurais-je mal un jour de ce qui te fait souffrir ?
Entendrais-je un jour ce que tu n’oses dire ?
Je t’aime si peu, je t’aime si mal
Je t’aime tant mais si brutal
Me pardonneras-tu un jour
De n’être si souvent qu’un gros balourd ?
Les ruines
Des ruines de mon cœur j’ai contemplé la mort
N’espérant plus rien qu’un quotidien banal
J’ai négligé mon âme, j’ai massacré mon corps
J’attendais, résigné, la proche issue fatale
Dans ce chaos ultime
Tu es entrée sublime
J’ai reconnu ta peine
Tu as pansé la mienne
Du crépuscule béni, à deux pas du néant,
Le rire de la vie a brisé mon coma
Me révélant ravie ce que je faisais céans
Je n’attendais que toi et je t’ouvrais les bras
Jean-Claude Roche
jc.roche@audit31.fr
Un Rêve.
Cest une jolie blonde aux yeux marron.
Moitié ange et moitié démon.
Lorsque je la vois mon coeur fond.
Christelle c'est son prénom.
Dans les herbes hautes des prés.
Avec elle j'aimerais folâtrer.
Et comme un papillon la butiner.
De mille un baisers.
Tout son corps je couvrirai de douceur.
Afin qu'elle sépanouisse au bonheur !
D'une femme prise sans pudeur.
A l(unisson de nos deux coeurs.
Un beau rêve elle restera sûrement.
Mon vieux coeur fatigué par le poids des ans.
Pour un homme plus jeune et plus aimant.
Devra laisser sa place c'est évident.
Je m'en irais sans aucun regret.
Doucement sur la pointe des pieds.
Comme si je n'avais jamais existé.
Triste seulement de ne pouvoir l'aimer.
Noel Vernois
Le jardin endormi
A minuit sous les prunes, un merle boit
dans un seau, quelques gouttes de lune, pour que son chant soit plus beau.
La petite fille au pantin
La petite fille au pantin attend
du soir au matin. Elle se raconte des histoires pour oublier son chagrin : A lombre bleue dune citrouille barbouillée
de rosée un scarabée rose se repose près dune brosse à dent qui a perdu ses dents et dont les cheveux flottent
dans le vent. Si les vignes donnent du miel les vaches mangeront les blés les poissons comme les fleurs ont des
pétales dorés
Dans tes yeux
Dans tes yeux il y a la mer dans la mer il y a une bouteille dans
la bouteille il y a un paysage Jaime my promener seul ou bien à deux quand je me sens petit ou très grand ou
très vieux Jy vois des cormorans des mots abandonnés des mouettes immobiles et de vieux lits défaits Et bien sûr
un soleil !
Le petit conte de Noël :
Un musée
Le
village de Chatanouga vendu quinze dollars à un Martien ! Jai crû que cétait une blague ! a dit létranger. Mais il a quand-même
empoché lacte de propriété. La petite ville deviendra dans un proche avenir, et sous légide de son nouveau propriétaire,
un musée de poésie vivante, dont la pièce maîtresse consistera en la boutique du marchand de cycles. Elle est actuellement
ornée dune bicyclette rouge, dun sapin de Noël, et de flocons de neige en coton. Les habitants de Chatanouga seront
autorisés à vivre dans le village à condition de ny rien changer, y compris la décharge sauvage qui restera dans
son état actuel.
Michael Lecomte
Le cirque à cinq centimes
Dans ce cirque idéal
plein
doiseaux rigolos
lartiste jongle avec des mots
puis il vole leur chapeau
aux mots comme :
tête
aux mots comme : bêche
pour coller des accents circonflexes
aux yeux des enfants étonnés.
(il
est tiré de mon dernier site : www.artactif.net/bonbonsperdus
Michael Lecomte
Vu du toit
Tous les passants du boulevard
sont pris aux nasses d'un grand arbre.
Je les ai vus, du toit Mansard,
pattus, dodus, courtauds, hagards,
insectes tâtonnants, anonyme fretin,
dans le filet aérien d'un haut platane qui s'ennuie
Hier, en sa riche feuillaison,
l'arbre était un piège à rayons,
à brise, à moineaux, à nuages;
il ne captait que les messages
du ciel d'été
et, superbe, ignorait qu'en bas
les gens allaient à petits pas.
De ma lucarne je l'ai vu
perdre les ors de sa couronne
et ses oiseaux, un jour d'automne,
puis s'étonner que le brouillard
lui refusât droit de regard
sur ce qui flotte et ce qui vole.
Je l'ai vu qui quêtait du vent
un secret pour rester vivant.
Un matin il a du comprendre,
s'incliner, écouter, surprendre
les battements du cur des hommes
et désirer de grand désir
entre ses branches retenir
ces errants et ces agités
Peut-être l'un sait-il chanter,
l'autre connaît-il le mot clé
qui fait repousser les feuillages,
et ce garçon dont l'il est bleu
attire-t-il les tourterelles ?
Le platane étire les bras,
il se prend pour une araignée,
tisse en rêve une toile-fée,
y piège les enfants qui passent
mais ne retient qu'ombres légères.
De ma mansarde je l'ai vu,
pêcheur maladroit et têtu,
braconnier des illusions,
poser des collets à chansons
sur le grand boulevard morose.
Les gens n'ont rien à lui apprendre,
rien à donner qu'un peu d'espoir :
eux aussi cherchent dans le noir
leurs multiples oiseaux perdus
Marie-Paule
THIERRY
Ce matin là, point besoin de réveil, il sauta de son lit, s'habilla rapidement et descendit
les escaliers il versa un peu de café dans son bol préféré, il aimait avoir autour
de lui des objets qui avaient une histoire ou un souvenir a lui raconter, celui ci, il l'avait acheté au cours d'un voyage
sur la côte atlantique Il faisait partie des gens qui pensaient que les choses choisissaient leur maître, ce bol lui avait
tendu les brasil but le liquide bouillant d'un seul trait
En passant près du vieux buffet, il tapota le baromètre, c'était un allemand qui l'avait
offert à son grand-père lors de sa captivité pendant la grande guerre, preuve s'il en fallait une qu'ils n'étaient pas tous
mauvaisl'aiguille déviait vers la droite: il allait faire beau il enfila sa veste, laça ses chaussures et sortit
Il faisait nuit noire, une lune mielleuse
d'automne inondait la campagne endormie. Il trouva le petit matin frais Il emprunta le chemin escarpé qui contournait sa maison
d'un pas décidéaprès plusieurs minutes de marche la pente raide le força à ralentirseul
le bruit de ses pas venait troubler le silence de la nuitcependant, tout à coup, il entendit quelque chose galoper dans les
feuilles non loin de lui, il pensa que c'était un lièvre qui allait se gîter pour échapper aux fusils des chasseurs a moins
que ce ne soit un renardau bout d'une heure et demie, il arriva au sommet de la colline, il était en avance
Sur une pierre il s'assit pour se reposer
un peuson chien, non !! son fidèle compagnon le rejoint, il l'avait suivit à la trace sans doute la lueur du jour commençait
à dessiner l'horizon au loinil vit les premiers rayons de soleil envahir la vallée devant lui, transformant chaque goutte
de rosée en une perle d'argent, faisant scintiller la nature de milles feux il pensait à sa dulcinée, là derrière l'autre
montagne, a des centaines de kilomètres tout droit ou la lumière jaillissaitquand enfin, le soleil vint caresser ses joues,
il se leva, respira profondément, les bras levés vers le ciel il cria les mots magiques, ceux qui font battre les cursceux
qui les font pleurer aussi parfoisil entendit l'écho se propager de vallée en vallée, ce soir peut être, ces paroles auraient
franchies la frontière qui les séparaient et arriveraient jusqu'à elleil l'espérait
Il se laissa se laissa glisser au pied d'un
chêne, une larme coula sur son visage son chien vint se blottir contre lui, pour le réconforter sans doutede retour chez lui,
sur le pas de sa porte, sa bien aimée était là !! souriante, elle l'attendait !! ils coururent l'un vers l'autre !! elle sauta
dans ses bras, ils virevoltèrent plusieurs fois dans des éclats de rires !! ils auraient voulu que ce moment dure une éternité
ils allaient enfin vivre leur amour!!
D'un seul coup, une pluie de glands s'abattit
sur lui !! ooohhhh !! il avait rêvé, il s'était assoupit au pied de l'arbre centenaire A présent, le soleil était haut dans
le ciel, il fallait rentrer Peu importe, il savait qu'un jour son rêve serait réalité
MORANDIDIER@aol.com
Eternité
L'ombre de ton corps sur le pas de mon
coeur Me fait redouter l'instant, me fait retarder l'heure Où sans un mot, dans la tiédeur du soir, Je te prendrai
la main et retrouverai l'espoir. Dans tes yeux alors, la promesse du monde M'étourdira comme impudique ronde Ton
sourire m'emportera au bout de l'univers Là où le temps, là où la vie coule à l'envers Alors nous deviendrons de sublimes
enfants Qui oublieront qu'un jour ils furent des amants
Condor
Mon fils
Ce matin là j'étais
un dieu, je me sentais roi Ce matin là je t'ai offert mon coeur, mon toit Tu attendais ton tour, tu espérais le jour Tu
m'as rempli de joie, inondation d'amour Je rêvais alors de lendemains radieux J'avais la tête ici, mais le coeur dans
tes yeux Impatient du réveil, anxieux de tes chagrins Je n'avais qu'une envie, ta main dans ma main Dans mon âme
à jamais tu te glisses Je n'y peux rien, je t'aime, mon fils.
Condor
Le clown triste
Dans
sa tête dansent des milliers de poèmes Dans ses yeux d'enfant une tendresse infinie Sur ses lèvres, les plus beaux mots,
je t'aime Mais son coeur au fond de l'abysse a péri Le ciel est lourd, au loin sonne le glas L'orage gronde, l'oiseau
tremble déjà Pourtant qu'il était beau ce dimanche d'été L'hirondelle rieuse dansait dans les blés Les enfants chantaient
dans la douceur du jour En ce matin radieux était né son amour Et puis, les sanglots des enfants qui pleurent Le
ciel courroucé qui maintenant tressaille Il est si froid, si laid sans toi, son coeur Alentours, tout n'est que larmes
et grisaille Il cache en lui, quelque part dans son âme La cicatrice éternelle et sublime d'une Femme
Condor
Regrets
Un jour, plus tard, là-bas dans l'au-delà Je te dirai enfin mon amour immense Certainement
bien mieux qu'ici bas Dans la nuit qui m'habite, j'y pense Un doux sourire me dira ton pardon Un regard tendre te
rendra le bonheur Le chemin me semble encore si long Je compte les mois, les jours, les heures Mes larmes sur ton
visage et ton corps Dilueront tes regrets, laveront mes remords Alors nous partirons main dans la main Mon bel Amour
vers un futur si serein
Condor
Le destrier
Par la fenêtre ouverte, dans la fraîcheur du soir Sans
un mot, ivre de désespoir, Les mains dans les poches, je t'ai regardé partir Chevauchant le destrier de mes souvenirs. Mes
yeux ne pleurent pas, mes larmes sont tristes Pourtant je suis là, ne sachant plus si j'existe Dans l'eau de tes yeux
mon coeur a ricoché Vers je ne sais trop quelle funeste destinée. Je t'en prie ne répond pas, ne dit rien, Laisse-moi
partir vers mon avenir incertain. Dans un papier de soie j'ai caché ton sourire Pour un jour, plus tard, m'en souvenir.
Condor
Saisons
Femme naissante à l'aube du printemps, bercée de l'illusion d'être
la seule au monde, pour celui qui ce matin vous a tenu promesse,
Femme brulante, dans la chaleur d'été, vous
relevez vos jupes pour écarter le doute, et vos genoux ouverts appellent tous les désirs.
Femme brumeuse, dans
l'automne encore doux, vos illusions jaunies vous rendent infidèle à celui qui revient vêtu de mille parfums.
Femme
de l'hiver, quand vos petites filles caresseront votre main posée sur vos genoux fermés et fatigués, surtout
ne dites rien.
Marie-Agnès ROCH
Au fond clair de l'eau, Un voile caresse la peau, Se
ride et se déploie En nappes limpides sur l'onde Comme ces nuages qui flottent au ciel.
Si un souffle ploie
sous la brise, Les aulnes souples, sous son poids Ne se couchent, ni se brisent Mais une main dans les cheveux Des
anges de la rive Coule des rêves amoureux Une main de cieux bleus Palpe nos rêves à pleines poignées, Qui brûlent
les petits papiers Semés ça et là Sur les allées de la vie Au gré dun courant sombre Ou clair, ce fut selon...
Selon
le poids des ans Ou selon léger leur passage Sous les épais branchages Ou clairs comme les ramages
Des oiseaux
de printemps.
Eric Lacroix
perso.wanadoo.fr/arbres.palabres
PREMIER PRINTEMPS
Sur
les blanches nuitées dont mes vers ont éclos De l'aurore bleutée se versent les parfums Tout d'encre noire trempés...
écrivant tous mes mots Sur les blanches nuées du matin.
Sur les blanches nuées d'où se versent mes mots Dans
cette pluie de mai s'enivrant d'un matin Toute d'émois baignée... et noyant tous mes maux Sous les vertes ramées des
sapins.
Sous les branches la rosée s'égoutte mot à mot De cette nuit rêvée s'éveillant aux refrains Des
trilles enflammées de ces milliers oiseaux
Sous les cieux embrasés du tout premier matin Quand mon âme survécut
à la dernière nuit Et au dernier hiver de la vie.
Eric Lacroix perso.wanadoo.fr/arbres.palabres
Douceur
Quitter
les doux nuages S'évaporer dans les nappages D'un matin encore sommeillant Dans des draps humides ruisselant
D'une
eau fine et pure Qu'aucune araignée même sûre N'oserait déranger sans vérifier Que le soleil rouge-sang ne s'est
levé
Les dernières nappes pourtant s'évanouissent Derrière tes yeux grands bleus qu'épanouissent Les rêves encore
tièdes d'une nuit mourante Happée par la lumière crue. Aveuglante.
Et nul ne doute que demain encore, Le manège
de la vie continue sans remords. Laissant à jamais dans son sillon, tourbillon, Les vivants d'hier dans un sommeil
profond
Michael Malacrino Soulasylum_fr@yahoo.fr
Le temps
Au crépuscule de ma vie, Alors
que tu passes de vie à trépas, Je n'ai pas eu assez de temps, Pour te dire combien je t'aime.
Toute ma vie, j'ai
couru, Je suis allé d'emploi en emploi, J'ai passé ma vie à amasser beaucoup d'argent, Pour ainsi pouvoir tout te
donner, C'était un peu ma façon personnelle de te dire, que je t'aimais.
Mais j'avais très peu de temps à consacrer
aux loisirs, Seul, le travail comptait pour moi, Quand je me retrouvais seul en ta présence, Je n'avais pas assez
de mots pour te dire combien je t'aimais. Passé du temps à jouer avec mes enfants, C'était justement une perte de temps. T'inviter
au restaurant m'apparaissait bien inutile. Une balade à la campagne avec toi, était aussi une perte de temps.
Hélas,
au fil des ans, la routine s'est installée, Les enfants ont grandi, Ils sont devenus des adultes responsables, Ils
ont quitté à leur tour la maison, Ils ont fait de nous des grands parents.
L'heure de la retraite a sonné depuis
longtemps à l'horloge de la vie, Ta santé est devenue davantage fragile, Là du temps j'en avais en masse, Mais
trop gêné, j'ai gardé le silence, Maintenant que tu es à l'agonie, Tes yeux ont soif de liberté, Et les mots me manquent
pour te dire combien je t'aime, S'il te plaît, ne m'abandonne pas, Je ne sais même pas comment faire cuire un oeuf, La
vie sans toi ne vaut même pas la peine que je la continue, Oui, ma chère amie, ma compagne de tous les jours, Mon
amante, et la mère si dévouée de mes enfants, je t'aime. Pardonne-moi mes silences, Pardonne-moi ma très grande timidité, Pardonne-moi
ma couardise, Mais surtout pardonne-moi.
Grisou Leploui@hotmail.com
Ma plume
Ce soir, sans
aucun effort, une plume courageuse glisse sur le papier, elle y trace tous les mots, toutes les phrases, tous les
sentiments si longtemps enfouis dans les profondeurs de l'âme de l'auteur.
Un à un, les mots s'alignent sans arrêt, n'émettant
qu'un simple soupir, juste le temps de reprendre sa course, jusqu'au bout de la ligne.
Parfois, c'est une plume
pleureuse, découragée de la vie qui s'exprime, parfois, c'est une plume rieuse, enjouée et ayant la tête remplie
de beaux projets futurs.
Parfois, c'est une plume songeuse qui s'interroge sur la vie, parfois, c'est une plume
minutieuse qui s'applique à bien former chacune des lettres, afin de trouver un sens à une idée qui a germé au hasard.
Parfois,
c'est une plume partageuse et envoûteuse à la recherche du mot juste pour charmer les coeurs et les esprits endurcis, parfois,
c'est une plume communiquante et libératrice qui soigne toutes les blessures, toutes les cicatrices de l'âme. Parfois,
c'est une plume divulgatrice, se faisant ainsi le porte parole des opprimés, des gens assoiffés de justice et de paix, dans
un monde en perpétuels changements. Voilà la mission que s'est donnée ma plume à tous les jours de ma vie.
Grisou Leploui@hotmail.com
L'ENNUI
L'ennui est un sentiment très étrange L'ennui
nous donne mal au coeur L'ennui nous fait sentir seul au monde Je ne le souhaite à personne
L'ennui est triste
et peut pousser les gens Dans un état de déprime profonde Dont seul une joie intense Pourra les en sortir
J'ai
ce sentiment pour l'instant Ce n'ai vraiment pas gai J'aimerais tant Que mes ami(e)s soient là.
Mais hélas,
J'ai beau regarder partout Ils ne sont nul part. Je suis découragée, déprimée et fatiguée.
Mais que pourrait-il
bien m'arriver de pire que l'ennui???
Jess Indy6@caramail.com
LA COLÈRE!!!
La colère est un
sentiment bien étrange La colère nous donne envie de frapper La colère nous donne envie de tuer La colère se fait
sentir Lorsque quelqu'un nous contraris, nous dérange
On est pas très bien Lorsqu'on la ressent Mais on se
sent puissant On sent que rien ne pourrait nous arrêter On aurait le goût de tout casser
Bref, La colère est
mauvaise La colère nous rapproche De la haine et du côté obscur, La colère éloigne l'amour que j'ai pour toi
Indy6@caramail.com
La
vie
La vie c'est comme le soleil Parfois ca brille de milles feux Parfois ca ne brille pas du tout La vie
est faite de joies et de peines De colères et de bonheurs La vie est un enfant Parfois agité de soubresauts Parfois
si heureux La vie est un mystère La vie c'est la vie...
La vie sous toutes ses couleurs
La vie c'est
jaune comme le soleil La vie c'est bleu comme le ciel La vie c'est rouge comme une pomme La vie c'est vert comme
un arbre La vie n'a finalement que la couleur qu'on veut bien lui donner...
Carolyne Villeneuve
C
H R I S
C -e sera sur ton nom, que j'écris l'idéal, H -ier, je n'osais pas, nous ne nous connaissions. R
-êve de peu de gens, mais que nous partageons :
Voir tous les peuples fiers.
I -ndemnes, dans la paix, vivant toujours heureux; S -ans bouches affamées, sans se
tuer entre eux :
Vivant comme des frères.
Lauréano Soares
E U S S E-J E
Eusse-je le pouvoir, je ferais
de mon coeur! Maison bien confortable et accueillante à tous, Ceux qui n'ont pas de toit, et qui sont malheureux, Puisse-je
leur donner, ce qu'ils manquent :- Chaleur.
Eusse-je le pouvoir, surtout, pour transformer, L'avarice aumônière
et le voleur honnête. À l'assassin, changer l'idée, la pensée traître, Et aux pauvres donner, enfin, de quoi manger.
Eusse-je
le pouvoir, je vêtirais les nus! J'instruirais aussi tous les gens illettrés, Ici, partout ailleurs, aux lointaines
contrées, Et ce Monde si beau, ferait la joie de tous.
Lauréano Soares
L E S A M I S
Les amis qu'on aime avoir Et qu'on trouve rarement, Sont ceux qui ont le savoir De nous écouter sagement.
On
les trouve quelques fois Par hasard dans notre vie Ils nous serrent dans leurs bras C'est une joie infinie.
Je
n'ai pas encore trouvé Lequel des deux sentiments; Soit l'amour ou lamitié On vit plus fidèlement.
Les
amis qu'on aime avoir Ceux qui font la différence Sont ceux qui les moments noirs, Nous gâtent de leur présence.
Lauréano
Soares
D E U X S O E U R S 1
Je donnerais mon sang, ma vie et tout mon être, Mais
ce qui vaut le plus, peut-être, c'est mon nom. Pour acquérir aux gens, un monde où la raison Règne, sans tous ces maux,
leur volant le bien-être.
Et moi, je donne alors, tout ce que j'ai de traître, De rude et de cruel, sanguinaire
et profond; Je vis parmi les forts, mes désirs, ils les font! Ne les méprise pas pour ne pas les connaître.
Et
sont ainsi souvent, ces deux surs, ces jumelles : Une, si arrogante et aux pensées cruelles. L'autre, elle
est honnête et juge tous ses faits.
Oubliant les liens familiaux de la terre : Inflexible une dit : - Très fort,
je suis la Guerre! Répond simplement l'autre : - Et moi, je suis la Paix !
Années de la guerre froide
Lauréano
Soares
L'Ê T R E LE P L U S P A R F A I T
Embryon, dans ton sein, ta voix, je
l'entendais; Et lorsque mis au monde, elle me supportait, Et le jour où j'ai dit, le tout premier des mots Ce fut
ton simple nom, qui est sorti en flots.
Lorsque avec un sourire ou avec un sanglot, Jai fait mes premiers pas,
jai compris aussitôt; Toute limmense joie que je te procurais, Et tout ce grand amour, que ton cur me donnait.
Me
voilà, aujourd'hui, dans ce rôle connu, Donnant aussi aux miens tout ce que j'ai reçu, Pour que ton héritage évolue
et persiste,
Je grimperai s'il faut, aux cimes plus agrestes, Pour acclamer très fort avec les corps célestes L'Être,
le plus parfait, que sur la terre existe...
MÈRE!
Lauréano Soares
À T O U T E S L
E S M È R E S
À vous, toutes les mères Qui avez mis des enfants au monde; En ce jour, partout sur terre
: Pour moi vous êtes Reines! Soyez heureuses, sans peines, Que le bonheur, vos curs inonde
Lauréano Soares
L
O U I S E
L-amitié est pour moi une très belle rose O-ù l'on voit chaque jour d'autres pétales
écloses, U-ne tendresse. Quoi? À vivre lorsqu'on ose, I-ndubitablement, lorsqu'il y a cette osmose S-entiment partagé
intensément très pur; E-t parle ainsi mon cur : ¨L-'amitié est de lamour.
S-ur jumelle je suppose.¨
G-randira-t-elle un jour a travers tous les gens R-enaîtra-t-elle, qui sait? Atteindra-t-elle
les curs E-ndurcis par la haine et autres sentiments? G-aspillons nous, nos mots? Non! Plantons des fleurs. O-sera-t-il
quelqu'un, brûler aussi l'encens? I-ndiscriptible odeur, douce et tendre senteur. R-épandons, si on peut, ce sentiment
de paix, E-t fraternellement vivons dans l'amitié.
L-ouable est ce désir, qu'il ne meurt
Lauréano Soares
SI MYSTÉRIEUX
Tu es mon seul amour, celui
que j'aime depuis toujours je pensais te connaître, mais dans ce jeu c'est toi le maître. tu es si mystérieux, si
langoureux tu caches tes sentiments ce que tu ressens, tu joues avec les miens de tes propres mains chaque
jour j'ai peur que tu me brises le coeur j'ai essayé de t'oublier c'est impossible, après tous ce qui s'est passé donc,
je suis au point de départ je ne peux aller nulle part je suis coincée entre toi et la liberté...
Mélissa
Schaefer
REVERRAIS-JE
Je ne verrais plus ces beaux pastels... Les craies de couleurs sont rangées... Fini,
les déesses marine, Le corps à peine voilé Dune robe de soie fine. Plus de femme marchant sur londe, Allant au
devant de son nouveau monde. Je ne verrais plus ces beaux pastels... Les craies de couleurs sont rangées... Fini,
la petite-fille au doux visage, Couvrant dun regard tendre, Trois poussins de premier âge, Et de maman vouloir prétendre. Je
ne verrais plus ces beaux pastels... Les craies de couleurs sont rangées, Lartiste ainsi en a décidé. En même temps
quun peu de sa santé, Une partie de sa vie elle a perdue. Des voisins et amis prétendus, A lécart lon tenue... Reverrais-je
un jour ces beaux pastels ?
Noël Vernois
Pour toi une rose
P ose là sur ton cur, A vec beaucoup
de douceurs... T u verras sur lheure, R ougirent ses couleurs. I maginant... lâme sur C omme une jolie fleur... I
rradiée de bonheur... A mie de mon cur.
Noël Vernois
Prière
Oh ! Sainte Sylvie, De toutes
la plus jolie. Hier bannie, Aujourdhui bénie. La vie est ainsi, Pour ceux qui ont de lesprit. Le cur dun mari, Sans
souci tu pris, Dédaignant son esprit Pour toi trop petit... Mais je garde à lesprit, Que souvent les maris, Avec
philosophie... Doivent donner leur vie. Reste ainsi ma mie, Car je t'ai choisie, Et à la mairie, Ma vie je
tavais promis. Oh ! Sainte Sylvie, De toutes la plus jolie. Hier bannie, Aujourdhui bénie. La vie est ainsi, Pour
ceux qui ont de lesprit
Noël Vernois
Quand mon envie
Quand mes yeux, au plus profond de tes yeux. Quand
tout entre-nous, nest que jeu. Quand de nos bavardages incessants. Quand tout nest que sentiment. Je sens monter
en moi Lenvie et le désir de toi. Quand tes regards, sont ceux dune enfant. Quand mes rêves, sont ceux dun amant. Quand
dun doigt je dessine, le contour dun sein. Quand tes fesses je caresse, à pleines mains. Je sens monter en moi Lenvie
et le désir de toi. Quand de nos baisers de papillon. Quand tout nest que petits frissons. Quand nos rencontres,
sont celles du bonheur. Quand nos actes, sont dictés par le cur. Je sens monter en moi Lenvie et le désir de toi. Alors
toi, mon petit bouchon. Laisse toi aller, pour de bon. Vient entre dans mon envie. Et laisse toi pénétrer par la
vie.
Noël Vernois
Muguet
Cest
un porte-bonheur Cultivé avec amour. Pour toi quand sonnera lheure... Amour... mais aussi bonheur... Tu vivras
à ton tour. En attendant ce beau jour, Voici une jolie fleur. Un petit brin de muguet Pour attendre lété, Là...
où est ton coeur.
Noël Vernois
20 ans
Devant nos pères et nos mères, Il y a vingt ans aujourdhui. A
monsieur le maire, Nous avons dit oui. Vingt ans déjà, Et combien au-delà, Pour le meilleur et pour le pire Avons-nous
encore à vivre. Les mots amour et toujours, Font partie de toute cour. Mais cour et amour, Ne vivent pas toujours. Il
y a déjà vingt ans, Je voulais être ton amant. Aujourdhui plus que jamais, Nous deux saimer je voudrais. En ce
début de printemps, Et pour nos vingt ans, A toi qui mest si chère, Je dis bon anniversaire.
Noël Vernois
Jaurais
aimé être...
Il était une fois, Un douze juin, je crois... Cest ainsi que commencent les contes de fée, Et
ce jour là, tu es né. J'aurais aimé être Perrault, Pour te faire un conte avec ces mots. J'aurais aimé être Debussy, Pour
te composer une symphonie J'aurais aimé être Miro Et faire de toi un tableau. J'aurais aimé être Carême, Et técrire
un joli poème. Mais je ne suis que moi, Qui pense... un peu à toi. Et ce petit hymne, Écrit tout de travers, Mais
composer de rimes, Te souhaite... un bon anniversaire. Bon anniversaire. Mes vux les plus sincères A toi... mon
amie si chère.
Noël Vernois
A mon amie
Hier, je fixais lhorizon, Sans jamais y lire ton nom. Aujourdhui,
je regarde le firmament, Bien que je ne sois pas ton amant. Que de temps perdu à contempler les étoiles sans jamais
te voir. Que de temps perdu dans la foule à chercher ton regard. Toi... que je ne puis oublier. Toi... que je voudrais
toujours aimer. Je ne devrais pas ma foi ainsi crier. Mais mon cur est triste et pourtant il voudrait rire. Alors,
je fais semblant... semblant de rire. Et si aujourdhui, devant toi, ainsi je me déshabille, Cest pour que tu saches
bien, pour qui mes yeux brillent. Ne m'en veut pas de dire la vérité. Mais je ne puis mentir à ton amitié. Garde
en ton esprit limage d'un ami, Qui ose... tout avouer pour rester celui-ci. Que de temps à perdre... à contempler les
étoiles sans espoir! Que de temps à perdre... sans avoir le droit de te voir! Que de temps à perdre... Que de temps
à perdre...
Noël Vernois
Complainte
Je vous en prie... ne moubliez pas. Oh vous ! Qui vous
arrêtez devant moi. Faîtes laumône de votre temps... Dune pensée... dun instant. Je suis né à quatre pattes... jai
vécu debout et... Je demeure sur ma couche pour léternité. Ici dans lau-delà... le temps... Les heures... Sécoulent
comme un sablier, Tristement... lamentablement... Comme une roue qui ne ferait jamais son tour... Comme une pendule
abandonnée... Qui ne compte plus les jours ! Je vous en prie, ne moubliez pas...
Noël Vernois
La
mort
La mort... toujours et encore... Je l'appelle et je limplore Pourquoi dois-je vivre ? Si je ne suis pas
aimé. Dois-je en rire, Dois-je en pleurer. Moi qui ne compte pas, Mon destin est-il là, Toute ma putain de
vie, Pour un autre être pris. La mort... toujours et encore... Je l'appelle et je l'implore Pour les yeux d'une
belle, Qui m'est infidèle, Te braver encore j'ose, Moi qui suis... si peu de choses. Dans les bras de Morphée, Je
voudrais me coucher, Et pour toute léternité, Ne plus être bafoué... J'attends et j'implore, La mort... toujours
et encore...
Noël Vernois
Soirée dautomne
Comme elle
était belle cette soirée d'automne... Il était là... tout heureux. La regardant dans les yeux. Elle était là... magnifique. Instant
furtif, instant magique. Elle avait des yeux qui le fascinaient. Des yeux... où mille étoiles brillaient. Il eut
aimé se laisser aller, Avec elle dans la volupté. Mais le coeur de la belle était pris, Et ses pensées... pour un
autre ami. Comme elle est triste... cette soirée d'automne.
Noël Vernois
Le 1er avril
Dès le matin du premier avril... On peut faire limbécile, Sans être pris pour un débile. C'est
le jour des plaisanteries, Des farces et autres niaiseries. Où on envoie les jeunes enfants, Chercher la corde à
virer le vent. Où l'on accroche en riant, Dans le dos des passants, Des poissons d'avril géants... Aux divers...
ornements. Le premier avril tout est permis, Du moment que tout le monde rit. Les gags... sont plus ou moins gros, Les
ficelles plus ou moins voyantes. Nous sommes tous, plus ou moins gogo. Nous redevenons le temps d'une journée, L'enfant
aux pensées innocentes... L'enfant... qu'on aurait voulu rester... Tant que l'adulte jouera à l'enfant, Tant que
l'enfant restera un enfant, Alors le monde vivra longtemps...très longtemps. C'est ce que nous dit le poisson d'avril... Sans
jamais se découvrir d'un fil.
Noël Vernois
Au téléphone
Souvent
le midi, Après avoir déjeuné, Et que Sylvie soit partit. Je me décide, à t'appeler. Pour prendre de tes nouvelles, M'enquérir
de ta santé. Cela me paraît naturel, N'es-tu pas... mon amie. Nous parlons de ta quête, De trouver des idées, Pour
telle ou telle autre fête Aux enfants qui leur sera donné. Par ton dynamisme et tes projets, Tu me vois... souvent
étonné. Nous parlons de ton ami, Que tu as retrouvé après tant dannées. De tes regrets aussi, De ne pas avoir
avec lui fait ta vie. De ton bonheur à nouveau de laimer, Même si... avec une autre il te faut le partager. Nous
parlons de tes enfants. De ta fille et de son poupon... Qui n'est qu'un petit être en bourgeon. Du devenir de ton
fils aîné, De l'avenir du petit cadet, Et de toi... de temps en temps. Nous parlons de ta peinture, De l'huile
qui est ta nouvelle passion. Que les gens ont le cur dur... Que tu feras moins dexposition... J'aimais bien pourtant
ce que tu faisais, Mélange de force... et de sensualité. Nous parlons... et moi... oui moi, Je t'écoute toujours
charmé, Par le son mélodieux de ta voix. Je partage tes idées, tes pensées, Me permettant un avis sur le sujet... Comme
si... tu pouvais m'écouter. Oh ! Il est tard, je dois raccrocher. Il nous faut aller travailler. Au revoir et bonne
journée...
Noël Vernois
Les yeux
On dit... Que les yeux
bleus Sont des yeux damoureux. Que les yeux verts Sont des yeux de vipère. On dit... Que les yeux marrons Sont
des yeux de cochon. Que les yeux gris Sont des yeux de souris. Bleus, verts, marrons, gris Qu'importe... S'ils
sourient. Les yeux sont le reflet de nous-mêmes, Ils expriment notre haine ou notre amour. Ils sont beaux lorsque
lon aime, Et souvent tristes à la fin du jour. Mes yeux à moi, ils sont bleus, gris. Suivant mon humeur, ils varient. Trahissant
pour ceux qui me connaissent, Mes intimes pensées... de joie... ou de tristesse. Mais quand mon regard croise le tien Si
tu savais comme je me sens bien. J'aime tes yeux, tes yeux si bleus. Parfois, ils sont eux-mêmes L'un pour l'autre...
un peu amoureux. Ils se regardent et se disent je t'aime. Comme j'aimerais pouvoir tant dire autant, Même si avec
regret, je ne suis pas ton amant. Ce que mes yeux tendrement dans les tiens ne cessent, Par d'infinis regards, encore
plus doux que des caresses De te dire et de souhaiter au plus profond deux. Ce n'est pas moi, qui ose dire cela, mais
mes yeux. Oui mes yeux, peut-être aussi... tes yeux ? Nos yeux, qui hésitent à savouer qu'ils sont amoureux. On dit...
Que les yeux gris Sont des yeux de souris. Que les yeux marrons Sont des yeux de cochon. On dit... Que les yeux
verts Sont des yeux de vipère. Que les yeux bleus Sont des yeux damoureux. Gris, marrons, verts, bleus Qu'importe...
Sils sont heureux. Et mes yeux dans tes yeux, je suis heureux. Mais sois tranquille, ils ne parlent qu'entre eux. Ils
ne diront mots à qui que se soit, ni par défi, ni par jeu. Non à personne, de ce doux sentiment... qu'il y a entre eux...
Noël
Vernois
MALADIE DAMOUR
Mais quel est donc cet étrange sentiment Qui vous prend ainsi, sans vous avertir Qui
vous rend plus faible quun enfant Et dont on peut si difficilement guérir Que je vous explique comment cela m'est arrivé. Je
me souviens que c'était la fin de lautomne, Une fin de soirée avec un magnifique ciel étoilé. Elle mest apparue si belle Que
mon coeur encore en frissonne. Tout en parlant je me suis approché d'elle Je lui ai pris la taille pour être encore
plus près Comme elle était belle cette soirée ! Quand nos lèvres se sont unies Comme dans un vol de papillons J'ai
senti son parfum m'envahir Et un léger frisson me parcourir. J'aurais aimé que ces baisers durent toute la nuit, Et
vivre toujours avec elle à lunisson De nos deux coeurs comme des enfants Innocents de leur sentiment. Guérirai-je
un jour de cette étrange maladie ? A vrai dire je n'en ai pas vraiment envie.
Noël Vernois
IMPOSSIBLE AMOUR
Vivre avec toi toute l'éternité Et ne plus jamais te quitter. Rêver encore rêver
toujours rêver On me l'a déjà dit est insensé Ne pouvoir avec toi regarder Imaginer un instant notre destinée Qu'il
nous faut voir comme une fatalité. Ultime désespoir de deux coeurs blessés, Espérant un jour ne plus être damnés.
Noël
Vernois
Saint Valentin
Bien que je ne sois pas amoureux de
toi. Ce dont je me défends à pleine voix. Voici ma douce amie néanmoins une rose. Car je suis un peu fou et j'ose, En
ce jour damour qu'est la St Valentin Te dire à demi-mot caché ce que demain, La raison et la sagesse m'interdiront de
t'avouer, Toi ma tendre amie que je ne pourrais oublier. Car mes rêves ne parlent que de toi, Mes pensées sont toutes
pour toi, Mes yeux ne voient que tes yeux, Si beaux si profonds si tendres et si bleus. J'aimerais avec toi marché
la main dans la main De Saint Valentin en Saint Valentin. Mais tout ceci nest qu'un rêve, car je suis dans les nues. Demain
à mon réveil sans doute il n'y paraîtra plus. Comme j'aimerais ma tendre et douce amie, Que ce ne soit pas un rêve mais
notre vie...
Noël Vernois
Le Papillon
Un papillon
voletait deci-delà La petite ingénue était belle D'abord sur la joue il l'embrassa Puis sur ses lèvres délicatement
se posa Encore, encore timidement fit-elle Alors avec plaisir il l'enlaça Et très tendrement de nouveau l'embrassa.
Noël
Vernois
Bonjour Yannick
Voilà un an ptit enfoiré Que tu
nous as quittés. Dans un jeu avec ta moto à la con, Une racine t'a projeté sur un arbre en béton. Au détour d'un
sale sentier Un soir tu nous as fait chialer. Sans te soucier de tes amis. Sans te soucier de tes parents. Tu
as dit adieu à la vie, Sans même avoir choisi le moment. On appelle ça le destin la fatalité. Mais nous on est là
avec mille regrets. Comment te dire que l'on t'aimait Comment te dire que l'on voudrait Que tu sois là parmi nous, A
rire et chanter comme un fou. Tu avais à peine vingt-cinq ans, Tu nétais encore qu'un enfant. Mais de tous, tu étais
l'ami. Tu nous donnais la pêche et l'envie. L'envie de rire et d'aimer Mais pour toi on a pleuré. Nous ne t'avons
pas oublié Et cette rose qui ne fanera jamais Posée là sur toi. Est comme un gage d'amitié. Pour te dire que l'on
t'aimait Et que tu resteras notre ami, Là où que tu sois... Car la vie est ainsi. Veilles sur nous tous petit. Car
la route est longue dans notre putain de vie
Noël Vernois
Ma
Canadienne
Je t'ai rencontrée une nuit sur Internet. Un jour où je cherchais à héberger une poésie. Tu m'as dit
viens je t'accepte, Et sur ton site tu m'as accueilli. Tu étais là-bas, très loin au Canada, Et moi jétais en France,
perdu et las. Nous avons échangé des pensées. Nous avons parlé de notre vie Tu m'avais si bien compris Que bien
vite tu devins mon amie Et occupa mon temps libre de la journée. Toi ma canadienne de cinq pieds quatre pouces, Qui
manie la plume et le pinceau Comme auraient fait Rimbaud et Picasso Toi ma canadienne de cinq pieds quatre pouces, Tu
savais si bien jouer des verbes et des mots Quà tes cotés je nétais qu'un poétereau. Tu mas dit il ne faut pas te déprécier Et
la confiance très vite tu m'as redonnée. Jamais je n'oublierai ce geste d'amitié. Jamais je n'oublierais cette grande
dame que tu es Et qui vient du même pays que la belle Linda Lemay.
Noël Vernois noelvernois@wanadoo.fr
Ce
nest pas de La Fontaine. Et encore moins de Rimbaud. J'ai connu cent mille peines, Pour écrire ces quelques mots. Qui
sont le très pâle reflet Pour vous... de mes saines pensées...
Noël Vernois
CE N'EST QU UN RÊVE...............HÉLAS
Ce rêve de toi qui ne se réalisera peut-être jamais et qui chaque nuit
vient me visiter. Ce rêve d'amour tendre, ce rêve d'amour passion, qui nous mène à la déraison, celui qui est là, tapis
au fond de nos coeurs, dissimulé par nos peurs, vit au fond de mon coeur.
Je ne te vois pas, je t'espère, et me
demande qui sur cette terre pourra m'émouvoir autant que toi. Et je reste là à rêver d'amour passionné... Tu glisses ta main
derrière ma nuque et la relève de manière à me regarder bien en face. A l'instant même où nos regards se croisent tout se
transforme. L'air autour ne nous se met à brûler, et nos corps s'étreignent avec plus de force.
Tu te penches et ta bouche prend avidement possession de la mienne. Tu ne cherches
pas à dissimuler ton désir. Je m'agrippe à tes épaules pour me rapprocher un peu plus de toi tandis que tu m'étreins avec
force et te laisse tomber sur ce lit en en serrant mon corps entre tes cuisses. Un gémissement s'échappe de ma gorge, et tu
le cueilles avec le goût délicieux de ma bouche.
Sous la pression de tes mains, je me courbe vers toi, le souffle roque,
et passant mes doigts dans tes cheveux, tu relèves la tête comme pour posséder un peu plus mon image et la fixer dans le brasier
de ta mémoire. L'air est humide, je frémis sous l'effet d'une tiédeur sensuelle. Tes mains glissent le long de mon corps,
modèlent mes seins dont tu
saisis une pointe entre tes lèvres, puis poursuivent cette quête toujours plus basse. Ma peau frissonne au contact de ta bouche
et de tes mains, tu m'ôtes toute raison, tant je te désire, tant j'ai envie de toi. Tu me caresses la taille, les hanches,
les cuisses. Tu t'étends sur moi, et haletante, je me soulève vers toi exigeant mon dû...Et...
Je suis là, assise dans mon lit, je cherche mon souffle.
Je cligne des yeux dans l'obscurité de ma chambre, je rejette les couvertures et m'assois au bord de mon lit. Tête baissée,
le visage entre mes mains le rêve était tellement réel... Je peux presque encore sentir tes caresses sur mon corps qui n'est
plus qu'un cri vers toi, un désir insatisfait, une faim incontrôlable... Juste un rêve...
le
21 janvier 2003
Patricia

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